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Un chien d'assistance pour apaiser le stress post-traumatique

Andrée-Ann Blais et sa chienne Boréale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les chiens-guides pour les personnes aveugles et les enfants autistes sont bien connus. Mais les chiens d'assistance peuvent aussi venir en aide aux personnes atteintes de troubles de santé mentale. C'est le mandat que s'est donné l'organisme Chasam, fondé par deux amis de Lévis, dont une jeune femme atteinte de sévères troubles post-traumatiques.

Andrée-Ann Blais souffre de stress post-traumatique avec anxiété et trouble de panique. Grâce à Boréale, sa chienne labernoise de 4 ans, la jeune femme de 30 ans a retrouvé une vie plus normale.

« Boréale a permis une réduction de ma médication, elle m'a permis de me familiariser avec des lieux publics, de mieux dormir parce qu'elle me réveille quand j'ai des cauchemars », raconte la vice-présidente de Chasam.

La vie d'Andrée-Ann a été brisée dès le primaire. « J'ai été victime de beaucoup d'intimidation, ça a fait boule de neige, ça a commencé par des attaques verbales et physiques. »

Puis, à la fin de son 5e secondaire, tout bascule. Elle sera régulièrement hospitalisée en raison de troubles alimentaires notamment. « Je n'étais plus capable de fonctionner, d'entrer en relation avec les gens. »

Après son implication auprès de Mira, Andrée-Ann Blais a compris le bienfait d'un chien pour calmer ses angoisses. Mais l'organisme ne pouvait lui venir en aide.

Elle a ainsi fondé Chasam avec un ami en 2014. « On couvre le stress post-traumatique, le trouble d'anxiété généralisée, le trouble de panique et l'agoraphobie », explique Olivier Poulin, président de l'organisme.

Olivier Poulin et Andrée-Ann Blais, fondateurs de l'organisme Chasam.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Olivier Poulin et Andrée-Ann Blais, fondateurs de l'organisme Chasam.

Photo : Radio-Canada/Nicole Germain

Au départ, c'était Olivier qui faisait la plupart des démarches en raison de la fragilité de son amie, mais avec le temps Andrée-Ann s'est impliquée davantage dans le projet.

« Je vois en Chasam mon projet de vie, de carrière », affirme aujourd'hui la jeune femme, qui a pu retourner sur les bancs d'école grâce à la présence de Boréale. Elle fait des études en psychoéducation au campus de Québec de l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Six mois d'entraînement

L'organisme reçoit une dizaine de demandes par semaine pour un chien d'assistance. Mais toutes ne sont pas admissibles. Pour obtenir l'aide de Chasam, il faut détenir un certificat médical confirmant le trouble de santé mentale.

L'organisme accompagne ensuite la personne dans le choix du chien. « Ça prend un chien qui a un tempérament très calme. Ce sont de gens qui souffrent de beaucoup d'anxiété », souligne Olivier Poulin.

Le duo peut compter sur les services du maître-chien François Labbé, propriétaire de l'Académie Tops K-9 de Lévis, qui s'implique bénévolement auprès de Chasam. Le chien est entraîné pendant environ six mois pour accomplir plusieurs tâches, dont certaines spécifiques à l'état de santé du maître.

Pour quelqu'un qui souffre d'une grave crise d'anxiété, le chien pourrait faire un toucher au niveau des jambes, des bras, du visage, le lécher, simplement pour démontrer qu'il est là, que ça va bien aller

François Labbé, maître-chien à l'Académie Tops K-9

Jusqu'ici, le jeune organisme a permis à trois personnes d'obtenir un chien d'assistance. Trois autres bêtes sont en formation et six personnes en attente d'un animal.

Les personnes qui veulent un chien d'accompagnement doivent assumer les coûts de l'animal, et l'organisme leur demande une contribution de 1000 $.

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