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Jason Kenney reçoit un accueil mitigé en politique albertaine

Jason Kenney a annoncé mercredi à Calgary qu'il serait candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.

Jason Kenney a annoncé mercredi à Calgary qu'il serait candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'annonce de la candidature de l'ancien ministre fédéral Jason Kenney à la direction du Parti progressiste-conservateur albertain (PPC) a suscité de nombreuses réactions mercredi au sein de la classe politique albertaine.

Jason Kenney a affirmé qu'il voulait unir la droite albertaine, c'est-à-dire joindre le Wildrose et les progressistes-conservateurs, afin de battre le Nouveau Parti démocratique de l'Alberta aux prochaines élections provinciales de 2019.

Le politicien a indiqué que le Wildrose n'était pas l'ennemi du PPC, affirmant même qu'ils faisaient « partie de la famille ».

Brian Jean, le chef du parti Wildrose qui forme l'opposition officielle à Edmonton, se montre ouvert, mais prudent.

« Nous accueillons tous les conservateurs qui veulent construire l'unité », a-t-il assuré. Le Wildrose avait déclaré dans les dernières semaines qu'il ne souhaitait pas s'unir au Parti progressiste-conservateur à moins que ce soit sous la bannière de son propre parti.

Le chef du Wildrose Brian Jean.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef du Wildrose Brian Jean.

Photo : ICI Radio-Canada

Brian Jean rappelle aussi que les progressistes-conservateurs ont rejeté le projet d'union avec le Wildrose lors de leur dernière assemblée générale annuelle. « Il ne serait pas approprié de spéculer encore davantage concernant la course à la direction du troisième parti [à l'Assemblée législative] avant que cette question ne soit réglée », a déclaré Brian Jean.

« Rien de progressiste »

La députée du PPC de Calgary Sandra Jansen a pour sa part indiqué que Jason Kenney « n'a jamais été un ami du Parti progressiste-conservateur ». Selon elle, l'ancien ministre conservateur « n'a rien de progressiste ».

Sandra Jansen avait déjà annoncé son intention de quitter le parti s'il en était élu chef. « Vous regardez ces commentaires [sur l'avortement, les personnes LGBT et l'éducation], ils sont inquiétants pour beaucoup de gens qui sont socialement progressistes comme moi », affirme-t-elle.

« Il ne cherche pas à parler à personne que je connais pour discuter de valeurs communes et, quand la seule chose qu'il défend est sa tentative de reprendre le pouvoir, alors vous avez un candidat assez vide avec un but vide. »

— Une citation de  Sandra Jansen, députée du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta

Rob Anderson, un ancien membre du Wildrose qui a fait défection vers le Parti progressiste-conservateur en décembre 2014, est enthousiaste quant à la candidature de Jason Kenney. Il croit que les conditions sont meilleures qu'en 2014 pour réussir une fusion des partis. « Quand vous voyez le socialisme devant vous depuis un an, cela vous réveille », dit-il.

Critiques sévères

Lors de l'annonce de sa course à la chefferie, Jason Kenney a sévèrement critiqué le gouvernement de Rachel Notley, entre autres, par rapport à la hausse du salaire minimum en période de « récession ».

Il a ajouté que le taux de chômage n'avait jamais été aussi haut dans la province [depuis 20 ans] et que son objectif était de relancer l'économie en remettant les valeurs conservatrices à l'ordre du jour, telles que celles du libre marché et de la libre entreprise.

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