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Le groupe Les Forges menacé d'expulsion

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est dans un ancien édifice près du Vieux-Port que des forgerons ont installé leur atelier pour travailler, enseigner et faire connaître ce métier. Mais la Ville veut que les artisans prennent leurs outils et quittent les lieux.

L'organisme Les Forges de Montréal est installé dans les locaux de la première station de pompage de Montréal depuis 15 ans. Mais quelques différends sont apparus quant à la restauration de l'édifice.

Aujourd'hui, la Ville veut expulser les forgerons au motif que le groupe n'a pas respecté une des clauses du bail, soit celle d'investir un million de dollars en restauration entre 2006 et 2008. L'organisme a un point de vue différent et pense avoir rempli ses responsabilités.

Le responsable, le forgeron Mathieu Collette, admet qu'il n'a pas investi la totalité des sommes demandées par l'administration municipale.

Néanmoins, il fait valoir qu'au moment de renouveler le bail en 2006, l'organisme avait déjà investi 454 000 $.

La Ville affirme pour sa part que l'organisme est locataire de la Ville et qu'il n'a pas respecté toutes ses obligations contractuelles.

À sa décharge, Mathieu Collette fait valoir que la Loi sur le patrimoine culturel exige des municipalités qu'elles favorisent l'implantation de tels lieux. « Nous, on le fait gratuitement. On ne demande pas une cenne. On a pris un bâtiment en ruine pour le réparer à nos frais et pour faire ce que la Ville est obligée de faire », clame le forgeron dans une entrevue au Devoir.

Dans le même quotidien, Dinu Bumbaru, d'Héritage Montréal, fait d'ailleurs écho aux propos de Mathieu Collette et demande à l'administration Coderre de trouver une solution qui respecte le patrimoine et ne tienne pas seulement compte des chiffres et des clauses contractuelles.

Mathieu Collette, qui a invité le maire Denis Coderre à venir visiter son atelier, a des visées internationales pour son projet afin de faire connaître son métier. Il veut notamment établir une collaboration avec une célèbre école de forgerons en Angleterre, fonder une association canadienne des forgerons et, un jour, ouvrir ses installations au public.

Avec des informations de David Savoie

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