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10 ans après la mort de Marc Bourdages, sa mère se confie

Yolande Bourdages et son mari Jacques résident au Québec.

Yolande Bourdages et son mari Jacques résident au Québec.

Photo : Yolande Bourdages

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dix ans après la mort de son fils tué dans une fusillade à Spiritwood, en Saskatchewan, la douleur de Yolande Bourdages est toujours aussi vive. Pour la première fois, elle a accepté de se confier sur la perte de l'un de ses trois fils, Marc.

Le soir du 7 juillet 2006, deux agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Spiritwood, Robin Cameron, 29 ans, et Marc Bourdages, 26 ans, ont répondu à un appel concernant une dispute familiale ayant dégénéré dans une résidence. Une poursuite et une fusillade ayant coûté la vie aux deux agents s'en sont suivies.

« [...] La peine est toujours là. L'intensité est la même, confie la mère du défunt policier. J'ai beau essayer de me dire que je ne suis pas la seule qui a perdu un enfant. Il y en a beaucoup. Mais est-ce qu'elles ont la même peine que moi? Je ne le sais pas. »

Yolande Bourdages, qui habite au Québec, n'a jamais mis les pieds à Spiritwood. Elle s'en dit incapable. Elle et son mari, Jacques, ne se rendront pas aux cérémonies organisées en l'honneur de Marc Bourdages dans la petite municipalité de 1000 résidents, mardi et mercredi.

Le couple se déplace chaque année à Regina pour assister au service commémoratif de la GRC. Lors de cette cérémonie, les membres de la GRC rendent hommage à leurs collègues tombés dans l'exercice de leur devoir.

Grandir sans son père

Le passage des Bourdages chaque année en Saskatchewan est l'occasion pour la famille de rencontrer le fils de Marc Bourdages, Luca, ainsi que leur belle-fille, Nathasha, lesquels résident à Regina. Mme Bourdages se souvient de la fierté de Marc pour son fils.

Luca Bourdages pose pour sa mère, Natasha Szpakowski, devant le cénotaphe de la Gendarmerie royale du Canada à Regina en septembre 2015. Son père, Marc, est mort dans une fusillade à Spiritwood en 2006.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Luca Bourdages pose pour sa mère Natasha Szpakowski devant le cénotaphe de la Gendarmerie royale du Canada à Regina en septembre 2015. Son père Marc est mort dans une fusillade à Spiritwood en 2006.

Photo : La Presse canadienne / MARK TAYLOR

Marc était fier d'être dans la GRC et il était tellement fier d'avoir apporté le premier petit-fils Bourdages dans la famille, il adorait son fils et j'ai toujours de la difficulté à savoir que quelqu'un a décidé à sa place que tout serait terminé.

« Yolande Bourdages, mère de Marc Bourdages »

— Une citation de  Yolande Bourdages, mère de Marc Bourdages

Aujourd'hui âgé de 10 ans, Luca est de plus en plus conscient des sacrifices de son père et du poids de son absence, croit Mme Bourdages. « Luca, il a pleuré au mémorial, de la grosse peine. Ça m'a arraché le coeur », confie Yolande Bourdages.

La veuve de Marc Bourdages, Natasha, et leur fils Luca au service commémoratif national de la GRC à Regina le 13 septembre 2009.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La veuve de Marc Bourdages, Natasha Szpakowski et leur fils Luca au Service commémoratif national de la GRC à Regina le 13 septembre 2009. L'agent Bourdages a été tué dans l'exercice de ses fonctions en juillet 2006 à Spiritwood.

Photo : La Presse canadienne / Jennifer Graham

Bien qu'anglophone, la mère de Luca a décidé de lui offrir une éducation en français en Saskatchewan, ce qui remplit de fierté la mère de Marc Bourdages.

Un jour, peut-être

Bien qu'elle ne se dit pas encore prête à se rendre sur les lieux de la tragédie, Mme Bourdages ne ferme pas la porte à une visite à Spiritwood.

En attendant, elle a un message pour ses résidents, qui rendent hommage mardi et mercredi à son fils et à sa collègue, Robin Cameron, également tuée lors de la tragédie. « Je les remercie du fond du coeur de ne pas oublier Marc et Robin. [...] Un jour, qui sait, on verra, peut-être qu'on aura le courage d'y aller. [...] Mais pas en ce moment, pas encore », conclut Yolande Bourdages.

D'après l'entrevue de Pascale Bouchard

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