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Le purgatoire pour le dernier projet de sauvegarde de la cathédrale

La cathédrale de Rimouski
La cathédrale de Rimouski Photo: Radio-Canada/Julie Tremblay

Un conflit a soudainement surgi entre le comité Cathédrale 2016 et la Fabrique Saint-Germain. Un conflit si important qu'il met en doute la capacité de mener à terme le projet de restauration de l'immeuble, en lui conservant une vocation uniquement religieuse.

Les divergences de vues sont à ce point profondes et les relations entre les acteurs à ce point tendues que certains évoquent l'idée de faire renaître, sous une forme ou une autre, le projet d'associer le groupe culturel le « Paradis » à la restauration du joyau de l'Église catholique de Rimouski. 

Des visions différentes

Le président du comité Cathédrale 2016,

Jacques Landry, président du comité Cathédrale 2016, RimouskiJacques Landry, président du comité Cathédrale 2016, Rimouski Photo : Radio-Canada

Jacques Landry, parle de « résistance » de la Fabrique au projet présenté à la mi-juin et va jusqu'à, nommément, identifier le président de la Fabrique, Normand Lavoie et son collaborateur Jean-Guy Gendron comme les sources de cette résistance. 

Il n'y a pas plus sourd que la personne qui ne veut pas entendre. On sent une certaine animosité. Nous, ce que l'on souhaite, c'est...sauver notre cathédrale.

Jacques Landry, président du comité Cathédrale 2016
Normand Lavoie, président de la Fabrique Saint-Germain de RimouskiNormand Lavoie, président de la Fabrique Saint-Germain de Rimouski Photo : Radio-Canada

Le président de la Fabrique, Normand Lavoie, ne nie pas le conflit et évoque une certaine arrogance de la part des promoteurs du comité Cathédrale 2016 qui se comportent, selon ses mots, comme s'ils étaient « des propriétaires » de la cathédrale. Mais plus encore, il analyse que les deux groupes ont des visions opposées de l'avenir de l'Église.

Monsieur Lavoie comprend que le comité souhaite que la cathédrale serve uniquement « à célébrer la messe » alors que la Fabrique reprend l'appel du Pape François en faveur d'une église missionnaire, présente dans tous les milieux. 

On va essayer de relancer le dialogue [mais] cela va être difficile. 

Normand Lavoie, président de la Fabrique Saint-Germain

Appel à la mobilisation

Devant cette situation, le président du comité Cathédrale 2016, Jacques Landry, appelle à la mobilisation des partisans de la démarche de son comité. 

Il faudrait que les gens informent le marguillier de leur intention de supporter notre démarche. 

Jacques Landry, président du comité Cathédrale 2016

Monsieur Landry invite aussi les Rimouskois à exprimer directement leur soutien aux hommes d'affaires Marc Pigeon de Technipro et André Collin de Structures GB qui vont, selon lui, « endosser pour 2,5 millions $ d'un prêt temporaire pour faire les rénovations ». 

Même si monsieur Landry juge que le niveau de confiance entre les parties est pratiquement nul, il pense que le projet de son groupe peut encore se réaliser. L'échéancier dévoilé en juin prévoyait le début des travaux de restauration dès septembre prochain et la réouverture de la cathédrale en décembre 2016.

Le retour du Paradis ?

Le président de la Fabrique, Normand Lavoie, rappelle que le projet associant la coopérative culturelle le « Paradis »  à la restauration de la cathédrale « s'est terminé abruptement ». Interrogé à savoir s'il souhaiterait que ce projet soit ravivé, il répond: 

Ça fait partie du scénario (le retour du projet Paradis)

Normand Lavoie, président de la Fabrique Saint-Germain

Monsieur Lavoie a l'intention de contacter prochainement les responsables de la coopérative afin d'échanger sur le sujet. Il projette également de rétablir le dialogue avec le comité Cathédrale 2016. « On ne coupe pas les ponts. On va essayer de remettre (le projet) sur les rails d'une manière civilisée » conclut-il.

Est du Québec

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