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  • Agression sexuelle: l'Archidiocèse de St-Boniface et les Clercs de St-Viateur poursuivis pour 2,1 M$

    L’intérieur de la Basilique-Cathédrale de Saint-Boniface, au Manitoba

    L’intérieur de la Basilique-Cathédrale de Saint-Boniface, au Manitoba

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Une des victimes du père Ronald Léger, qui a plaidé coupable à des accusations d'agression sexuelle et de contacts sexuels contre trois mineurs, intente une poursuite de 2,1 millions de dollars à l'endroit de l'ancien prêtre, les Clercs de Saint-Viateur et l'Archidiocèse de Saint-Boniface.

    Le plaignant allègue que l'Archidiocèse de Saint-Boniface et les Clercs de Saint-Viateur, qui employaient conjointement le père Ronald Léger, ont manqué à leur devoir de protection des paroissiens et de leurs enfants. Il allègue aussi que l'Archidiocèse de Saint-Boniface et les Clercs de Saint-Viateur n'ont rien fait pour mettre un terme aux agressions, mais ont plutôt agi de façon « malicieuse » et tenté d'étouffer l'affaire.

    Dans une déclaration déposée à la Cour du Banc de la Reine du Manitoba, le plaignant raconte qu'il a rencontré le père Ronald Léger lorsqu'il avait deux ans. Au fil des ans, le père Léger aurait développé une relation personnelle étroite avec le jeune homme, ce qui lui a permis « d'exercer un contrôle complet sur lui, en faire sa proie et l'agresser sexuellement. »

    ATTENTION : CE TEXTE CONTIENT DES DESCRIPTIONS QUI PEUVENT CHOQUER

    Le plaignant allègue que Ronald Léger l'a agressé pour la première fois en 2004, lorsqu'il avait 12 ans. Il l'aurait ensuite agressé à répétition pendant deux ans. Le plaignant allègue que le père Léger a entre autres caressé ses parties génitales à travers ses vêtements et s'est présenté nu devant lui. Les agressions se sont produites dans des lieux gérés par l'Archidiocèse de Saint-Boniface.

    Selon le plaignant, Ronald Léger s'est assuré que sa victime ne dévoilerait pas le secret des agressions en lui donnant l'impression qu'il était « spécial aux yeux de l'Église et de Dieu ».

    Le père Ronald Léger a été prêtre à la paroisse Sainte-Famille du quartier Saint-Boniface à Winnipeg.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

    Le père Ronald Léger a été prêtre à la paroisse Sainte-Famille du quartier Saint-Boniface à Winnipeg.

    Photo : ICI Radio-Canada

    Dans sa déclaration, le plaignant explique que l'Archidiocèse a créé un climat qui a facilité les comportements reprochés au père Ronald Léger en enseignant que les prêtres sont les représentants visibles de Dieu sur la terre, et que c'est par eux que s'accomplissent Ses actions.

    Ces principes et idéologies ont créé une occasion pour [Ronald] Léger d'exercer un pouvoir et une autorité sur le plaignant, et d'adopter des comportements sans résistance ou remise en question pendant de nombreuses années.

    extrait de la poursuite

    Le plaignant affirme que, lorsqu'il a finalement signalé les agissements de Ronald Léger auprès de l'Archidiocèse de Saint-Boniface et les Clercs de Saint-Viateur, ces derniers n'ont pas pris les mesures nécessaires pour le protéger et n'ont pas enquêté sur les activités du père Léger pour identifier d'autres victimes potentielles.

    « Le comportement [des Clercs de Saint-Viateur] et de l'Archidiocèse était rigide, autoritaire et malicieuse », déclare-t-il. Il les accuse notamment d'avoir délibérément supprimé des informations concernant l'inconduite sexuelle de Ronald Léger dans le but de protéger leurs réputations.

    L'Archidiocèse de Saint-Boniface a refusé de commenter l'affaire, qui est devant les tribunaux.

    Manitoba

    Justice et faits divers