•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Hydrocarbures Anticosti : le PQ fait volte-face, selon Philippe Couillard

Anticosti et les candidats du PQ

Des candidats à la chefferie du Parti québécois se dissocient de l'exploitation des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti. Certains d'entre eux étaient pourtant ministres au sein du gouvernement de Pauline Marois, qui a signé l'entente avec Pétrolia, Morel & Prom et Corridor Ressources en 2014, rappelle le premier ministre Philippe Couillard.

C'est quatre ministres du gouvernement qui a signé ce contrat, malheureux, qui se dépêchent de s'en dissocier. Je trouve ça assez particulier.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec
Phillippe CouillardPhillippe Couillard Photo : Radio-Canada / Archives

Philippe Couillard entend respecter l'engagement du gouvernement du Québec, même s'il a qualifié à nouveau mardi matin le contrat signé en 2014 de « malheureux ».

Des candidats péquistes se dissocient du projet

Dans un communiqué, le député de Rosemont, Jean-François Lisée, soutient qu'il n'est pas dans « l'intérêt écologique du Québec de procéder à la phase d'exploration, encore moins d'exploitation » du gaz et du pétrole de schiste sur l'île.

Le député péquiste de Rosemont, Jean-François LiséeLe député péquiste de Rosemont, Jean-François Lisée Photo : Radio-Canada / Archives

Selon Jean-François Lisée, le Québec doit se retirer de la filière pour être conséquent avec la volonté de « réduire le réchauffement climatique, et non contribuer à son aggravation ». II résilierait l'engagement de l'État et se retirerait du partenariat dans Hydrocarbures Anticosti, en dédommageant les partenaires. 

On se retire, on négocie, on signe un chèque, on préserve la réputation de l'État.

De son côté, Véronique Hivon affirme être contre toute forme d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures sur l'île d'Anticosti.

Martine Ouellet estime que le gouvernement doit immédiatement suspendre les travaux sur l'île et procéder à un « BAPE générique, comme celui qui a été fait pour le gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent ». Elle croit que le projet d'exploitation des hydrocarbures sur Anticosti ne sera pas rentable. Martine Ouellet était ministre des Ressources naturelles lorsque le gouvernement a décidé d'investir jusqu'à 115 millions de dollars dans les travaux exploratoires sur Anticosti.

Lundi, de passage aux îles de la Madeleine, le chef intérimaire du Parti québécois, Sylvain Gaudreault, affirmait pourtant que le gouvernement se devait de respecter l'entente conclue en 2014.

Québec n'a pas sollicité l'avis d'Ottawa

Le gouvernement provincial n'a pas demandé un avis formel à Pêches et Océans Canada concernant des projets de forage sur l'île d'Anticosti. Sylvie Racine, porte-parole de Pêches et Océans Canada, explique « qu'il incombe au promoteur de respecter la Loi sur les pêches et de soumettre son projet à Pêches et Océans Canada pour une demande d'examen réglementaire, s'il juge qu'il ne peut pas éviter des dommages sérieux aux poissons ».

De son côté, le cabinet du ministre de l'Environnement indique que l'analyse du dossier a été faite de façon rigoureuse en fonction de toutes les exigences environnementales.

Est du Québec

Économie