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Enquête du coroner à Thunder Bay : recommandations critiquées

L'enquête du coroner porte sur la mort de ces sept jeunes authochtones qui fréquentaient l'école secondaire à Thunder Bay.

L'enquête du coroner porte sur la mort de ces sept jeunes authochtones qui fréquentaient l'école secondaire à Thunder Bay.

Photo : Photo : CBC, Fifth Estate

Radio-Canada

Le jury de l'enquête du coroner sur la mort de sept jeunes Autochtones à Thunder Bay a remis ses conclusions il y a une semaine. Si les recommandations du jury ont été saluées par plusieurs, le président du Département d'études autochtones de l'Université Lakehead y met un bémol.

« Elles passent toutes à côté de la plaque », dit Dennis McPherson à propos des 145 recommandations déposées mardi dernier.

Selon ce professeur membre de la Première Nation Couchiching, ces recommandations n'atteignent pas les objectifs des enquêtes du coroner.

Dennis McPherson rappelle que de telles enquêtes visent à déterminer les circonstances entourant la mort d'une personne et à offrir des pistes de solution pour éviter d'autres décès.

Toutefois, ne sachant pas comment les sept jeunes sont décédés, impossible de prévenir des tragédies similaires, dit-il.

« Indéterminé, ça veut dire quoi? Accident, ça veut dire quoi? » demande le professeur en référence aux conclusions du jury.

Il ajoute que les recommandations ratissent trop large.

Répondre au surpeuplement des maisons, au manque d'eau potable, etc. En quoi est-ce que cela concerne le fait que des jeunes se soient noyés dans une rivière qui peut être traversée à pied?

Dennis McPherson, président du Département d'études autochtones de l'Université Lakehead

Qui plus est, les recommandations ne sont pas réalistes, selon lui.

« Le financement de ces mesures viderait le fonds consolidé du revenu des contribuables canadiens », dit-il.

Résumé des principales recommandations du jury : 

Dennis McPherson souligne toutefois l'importance des recommandations qui concernent la recherche de jeunes disparus.

Le Service de police de Thunder Bay a déjà entamé la mise en oeuvre de certaines d'entre elles, dit son chef Jean-Paul Levesque.

Il voit d'un oeil positif la création d'un groupe de travail pour établir les meilleures pratiques en cas de disparition d'un jeune.

« Nous avons appris beaucoup au fil des années depuis la dernière enquête et nous avons changé des choses au fur et à mesure lorsque nous remarquions des problèmes », dit Jean-Paul Levesque.

Selon lui, il est aussi grand temps qu'un représentant autochtone siège au conseil du Service de police.

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