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Jusqu'à quatre voies réclamées sur Laurentienne

L'heure de pointe sur l'autoroute Laurentienne.

L'heure de pointe sur l'autoroute Laurentienne.

Photo : Bruno Giguère

Radio-Canada

Le maire de Québec souhaite l'aménagement de trois voies, et même quatre par endroits, jusqu'au centre-ville pour améliorer la fluidité de la circulation sur l'autoroute Laurentienne.

Régis Labeaume a présenté lundi un plan de réaménagement de l'artère de 70 millions de dollars, qui va bien au-delà de la troisième voie vers le sud entre la rue de la Faune et le boulevard Louis-XIV, annoncée par le ministère des Transports, 

La Ville propose l'aménagement de trois voies jusqu'à la rue de la Croix-Rouge, soit une portion supplémentaire d'un peu plus de 5 kilomètres, et ce, dans les deux directions. Le plan comprend également l'ajout de quatrièmes voies aux entrées et aux sorties qui s'allongeraient sur environ 40 % du tronçon. 

« Ce qu'on propose, c'est qu'il y ait partout au moins trois voies de chaque côté et que les voies d'entrecroisement, c'est-à-dire les sorties, soient très longues, au lieu d'avoir des sorties courtes qui s'engorgent dans les voies existantes », a expliqué le maire, détaillant les problèmes de circulation sur l'ensemble du tronçon.

Actuellement, la majeure partie de Laurentienne n'a que deux voies. 

Le maire Labeaume, qui s'opposait à l'aménagement d'une voie réservée dans la portion nord de Laurentienne, se montre ouvert à ce qu'il y en ait une sur la portion située au sud de l'autoroute Félix-Leclerc, où le nombre d'autobus qui circulent est beaucoup plus important.

La Ville prévoit l'aménagement d'un mur antibruit pour atténuer les impacts de la circulation sur le secteur résidentiel de Limoilou. La structure de 740 mètres serait construite entre la rue des Lilas Ouest et le boulevard des Cèdres Ouest.

Le projet nécessite aussi la reconstruction du pont ferroviaire Soumande et du pont Wilfrid-Hamel Est, qui sont trop étroits pour ajouter une autre voie.

L'aide de Québec et Ottawa demandée

La Ville évalue la facture à 70 millions de dollars. « Ce qui coûte cher dans un projet comme ça, essentiellement, c'est la reconstruction des ponts. On a deux ponts à construire et on a un autre ouvrage qui est le mur antibruit. Le reste, c'est de l'excavation, avec du pavage et un peu de canalisation », explique Marc Des Rivières, directeur de la division des transports de la Ville de Québec.

En plus du gouvernement provincial, le maire Labeaume entend cogner à la porte du fédéral pour financer le projet. « Le gouvernement fédéral met beaucoup d'argent en infrastructures, c'est le bon moment et ce n'est pas énorme 70 millions sur 4 ans », expose-t-il.

Le plan dévoilé par la Ville est celui qui a été présenté au ministre des Transports Jacques Daoust en mai dernier. Aucun représentant du ministère n'a assisté à la présentation à l'hôtel de ville lundi. 

Le ministre responsable de la région, François Blais, a confirmé la semaine dernière que le tronçon entre de la Faune et Louis-XIV sera élargi, mais sans voie réservée. Seulement que 13 autobus y passent à l'heure de pointe. Les coûts de ce projet sont évalués entre 14 et 17 millions de dollars.

Favoriser l'auto en solo

Devant le plan dévoilé par le maire, le chef de l'opposition officielle à l'hôtel de ville se questionne sur l'avenir du plan de mobilité durable.

Paul Shoiry remet en doute la pertinence d'élargir l'autoroute alors qu'il faut limiter l'étalement urbain. « C'est un projet d'élargissement d'autoroute qui va probablement favoriser l'auto solo et qui va aussi avoir un impact sur les villes du nord », souligne-t-il.

Le directeur généra d'Accès transports viables, Étienne Grandmont, soutient de son côté qu'il s'agit d'une occasion ratée.

« Il y aurait eu une possibilité incroyable de densifier le long de cette autoroute-là. Ça augmenterait les chances de succès de l'éco quartier à la Pointe-aux-Lièvres, les chances de succès de la revitalisation qui est nécessaires autour de place fleur de lys », fait-il valoir.

Étienne Grandmont voit cependant d'un bon oeil l'aménagement d'une voie réservée aux autobus. « Le seul point positif » du projet selon lui.

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