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Cinq candidats officiellement dans la course à la direction du PQ

De gauche à droite, les candidats Jean-François Lisée, Véronique Hivon, Martine Ouellet, Paul Saint-Pierre Plamondon et Alexandre Cloutier. Derrière, le président du PQ, Raymond Archambault

De gauche à droite, les candidats Jean-François Lisée, Véronique Hivon, Martine Ouellet, Paul Saint-Pierre Plamondon et Alexandre Cloutier. Derrière, le président du PQ, Raymond Archambault

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La course à la direction du Parti québécois a été officiellement lancée lundi et le président de l'élection a confirmé que cinq candidats avaient rempli toutes les conditions requises pour se lancer officiellement dans la course.

Le président de la formation, Raymond Archambault, a présenté à la permanence du PQ, à Montréal, les candidats en lice pour succéder à Pierre Karl Péladeau : les députés Alexandre CloutierMartine OuelletVéronique Hivon et Jean-François Lisée, de même que l'avocat Paul Saint-Pierre Plamondon.

Pour être éligibles, les candidats devaient notamment déposer avant le 30 juin un montant de 10 000 $ ainsi qu'une liste de 1500 appuis provenant d'au moins 45 circonscriptions, dans 7 régions du Québec. 

Un deuxième montant de 10 000 $ sera exigé d'ici le 30 août. Le plafond des dépenses par candidat est fixé à 200 000 $, soit la moitié de la dernière course.

Le scrutin pour désigner le successeur de Pierre Karl Péladeau, qui a démissionné au début du mois, aura lieu du 5 au 7 octobre, par vote électronique ou téléphonique.

Tous les Québécois qui adhèrent au PQ auront un droit de vote. Pour pouvoir choisir le prochain chef du parti, les gens peuvent adhérer au PQ jusqu'au 7 septembre.

Selon la liste électorale préliminaire, 79 886 personnes sont membres du PQ. Au début des années 1970, le parti comptait 80 000 membres. En 2005, lorsque André Boisclair est élu à la tête du parti, le PQ comptait environ 140 000 membres. Le parti avait environ 71 000 membres lors de l'élection de Pierre Karl Péladeau en 2015.

Selon M. Archambault, le nombre de membres a augmenté de 4000 à 5000 membres depuis le départ de M. Péladeau. « À chaque fois qu'il y a une course à la direction, il y a un intérêt renouvelé pour le parti politique », dit-il. 

À ceux qui trouvent que la course ne suscite pas un grand intérêt du public, M. Archambaut réplique que la rentrée parlementaire au mois d'août marquera un tournant et que les deux débats prévus au mois de septembre susciteront un intérêt accru de la population québécoise. Un débat sera organisé le 11 septembre à Sherbrooke, puis un autre aura lieu deux semaines plus tard, à Montréal.

Lors de ces débats, les candidats auront notamment la possibilité d'exposer leur vision pour l'avenir du Québec. « Ils partagent des objectifs communs, mais chacun a sa propre recette », ajoute M. Archambault.

Scrutin préférentiel

Par ailleurs, le président du PQ a confirmé que le parti a choisi un mode de scrutin préférentiel. Ceux qui voteront devront inscrire un premier, un deuxième et un troisième choix. Après le premier décompte, le candidat qui a obtenu le moins de vote ainsi que les candidats avec moins de 10 % des votes seront éliminés. Ensuite, le deuxième choix des membres qui ont voté pour un candidat éliminé sera considéré.

M. Archambault estime qu'il ne faudra pas plus de trois décomptes pour déterminer le vainqueur de la course. 

La question du référendum sur toutes les lèvres

Immédiatement après la conférence de presse, les candidats en ont profité pour décocher quelques flèches envers leurs adversaires. La question référendaire a monopolisé les interventions, chacun accusant l'autre de ne pas avoir une position suffisamment claire sur la question. 

Martine Oullet a critiqué la position de ses adversaires concernant la tenue d'un référendum sur l'indépendance, qu'elle considère comme trop floue. « C'est une course [à la chefferie] déterminante pour le PQ. C'est historique. C'est l'indépendance qui est en ballotage. Les membres du PQ devront à faire un choix important. »

Alexandre Cloutier a déclaré qu'il est « le seul candidat qui dit concrètement qu'on doit définir le projet, et ce, à compter de l'élection du chef du PQ ».

Pour sa part, Paul Saint-Pierre Plamondon a réitéré son engagement de ne pas tenir un référendum lors du premier mandat du PQ au pouvoir. « Si les gens ne veulent pas entendre parler de stratégie référendaire, il faut avoir le courage de les écouter », a-t-il dit. 

Véronique Hivon a affirmé que ce n'est pas le moment de parler de référendum. « Les gens ne sont pas intéressés. On ne leur rentre rien dans la gorge. Mais il faut parler du projet de société et leur montrer concrètement ce que ça peut donner. »

Mme Hivon a surtout plaidé pour un changement de culture au sein du PQ et du gouvernement. « Notre système politique crée des décrocheurs politiques; il crée des gens qui sont désabusés, indifférents face à la politique. Je souhaite que les intérêts des gens passent avant les intérêts des partisans », a-t-elle dit.

Enfin, Jean-François Lisée a déclaré que la position de chaque candidat reflète leurs convictions. « Je crois qu'il y a des faiblesses à leurs positions et ils considèrent qu'il y a des faiblesses à mes positions. »

Avec les informations de La Presse canadienne

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