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Premier accident mortel d'une voiture autonome

La voiture électrique Teslsa, Model S
La voiture électrique Teslsa, Model S Photo: Reuters / Sam Mircovich
Radio-Canada

Le premier accident mortel d'une voiture autonome est survenu le 7 mai dernier sur une route de la Floride, aux États-Unis.

Au moment de l'accident, la voiture de marque Tesla roulait grâce au système d'aide à la conduite Autopilot. Un Américain de 40 ans est mort des suites de ses blessures. Véritable adepte des voitures Tesla, Joshua Brown était assis sur le siège du conducteur sans toutefois avoir le contrôle de la voiture.

L'agence américaine de la sécurité routière (NHTSA) a mentionné que la voiture à bord de laquelle il se trouvait est entrée en collision avec un camion qui venait en sens inverse et qui a effectué un virage à gauche, devant la Tesla.

Ironiquement, Joshua Brown diffusait sur YouTube des vidéos sur les fonctionnalités de ces nouvelles voitures dites intelligentes.

Enquête en cours

« Ni Autopilot ni le conducteur n'ont détecté la manoeuvre du poids lourd, explique l'agence américaine. Donc, les freins n'ont pas été enclenchés. »

L'agence examinera « la conception et le fonctionnement des systèmes de pilotage automatique qui étaient en utilisation au moment de l'accident », a-t-elle précisé dans un communiqué.

« Il est important d'insister sur le fait que la décision de la NHTSA est simplement un examen préliminaire pour déterminer si le système a fonctionné conformément aux attentes », a pour sa part tenu à souligner le constructeur automobile, qui a lui-même signalé l'accident « tragique » à l'agence américaine.

Tesla redoutait un tel scénario, mais a tenu à rappeler qu'il s'agissait du premier accident mortel d'un véhicule conduit par le système Autopilot sur les quelque 200 millions de kilomètres parcourus.

Autonome ou intelligent : est-ce sécuritaire?

Le rédacteur en chef du site roulezelectrique.com, Sylvain Juteaux, estime malgré tout que les Tesla sont sécuritaires. Il est d'ailleurs le premier au Québec à s'en être procuré une.

On n'utilise pas l'autopilote pendant une tempête de neige! Dans de bonnes conditions, c'est un outil très intéressant pour combattre la monotonie et la somnolence. Cet outil-là nous libère d'une conduite répétitive, donc on reste plus alerte.

Le rédacteur en chef du site roulezelectrique.com, Sylvain Juteaux

Les Tesla sont notamment munies d'un système qui vérifie périodiquement si le conducteur a les deux mains sur le volant. Si ce n'est pas le cas et sans réponse du conducteur à un signal sonore, la voiture ralentit graduellement jusqu'à s'arrêter tout en allumant les phares d'urgence. « L'autopilote, c'est vraiment une aide à la conduite. Si c'est bien bien utilisé, on augmente la sécurité », ajoute Sylvain Juteaux.

Ce dernier estime par ailleurs que des lois devraient interdire de regarder des vidéos, par exemple, seul à bord de ce genre de véhicule lorsque le système d'aide à la conduite Autopilot est enclenché. 

L'enquête de l'agence américaine tombe mal pour le développement des voitures autonomes, considérées comme l'avenir de l'automobile. Le titre de Tesla en bourse a d'ailleurs perdu 3 % de sa valeur dans les heures qui ont suivi l'annonce.

Si le modèle de Tesla est considéré comme une voiture « semi-autonome », parce que l'humain demeure actif dans la conduite, d'autres compagnies, comme Google et Apple, sont cependant en train de travailler sur des véhicules autonomes à 100 %.

Avec les informations de Jérôme Labbé

Avec les informations de Agence France-Presse

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