•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Ontario allouera 72 M$ à la lutte contre la traite des personnes

La traite des personnes inclut de forcer quelqu'un à travailler, à se prostituer, à travailler dans un salon de massage érotique ou dans d'autres aspects du commerce du sexe.
La traite des personnes inclut de forcer quelqu'un à travailler, à se prostituer, à travailler dans un salon de massage érotique ou dans d'autres aspects du commerce du sexe. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'Ontario compte investir 72 millions de dollars dans une stratégie de lutte contre la traite des personnes. La province veut notamment améliorer l'aide aux victimes et donner plus de moyens aux forces de l'ordre.

Dans le cadre de cette stratégie, l'Ontario compte créer une équipe provinciale spécialisée dans les poursuites relatives à la traite des personnes. Elle sera composée de procureurs de la Couronne spécialisés qui offriront également de la formation aux avocats et aux policiers.

L'Ontario est une plaque tournante

La province affirme que l'Ontario est une plaque tournante de la traite des personnes au Canada. Selon elle, 65 % des cas signalés à la police au pays le sont en Ontario.

La première ministre, Kathleen Wynne, a promis plus tôt cette année, qu'une stratégie globale de lutte contre la traite des personnes serait prête avant la fin du mois de juin.

Elle avait dit à l'époque que le plan serait « beaucoup plus large » qu'un projet de loi qui avait été déposé par la députée conservatrice et porte-parole de l'opposition en matière de condition féminine, Laurie Scott.

Cette loi aurait donné aux forces de l'ordre le pouvoir de faire respecter les ordonnances de protection contre les trafiquants au nom des victimes et d'envisager des mesures punitives en cas d'infraction. 

Laurie Scott, dénonce notamment le manque de ressources allouées aux policiers municipaux de première ligne et souligne que le projet de loi qu'elle avait déposé aurait permis aux personnes survivantes d'être indemnisées et d'inscrire les trafiquants au registre provincial des délinquants sexuels.

Les communautés autochtones particulièrement touchées

En décembre dernier, un rapport préparé pour les élus de l'Ontario indiquait que les principales victimes de cette forme d'esclavage moderne viennent des Premières Nations, généralement des jeunes femmes à la recherche d'une échappatoire.

La stratégie de la province inclut donc un fonds pour aider à développer des services communautaires chez les Autochtones et des mesures visant à sensibiliser et prévenir davantage le phénomène. Des agents de liaison aideront aussi les communautés et organismes des Premières Nations à fournir des services ciblés.

Ontario

Société