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Pas d'entente sur le bois d'oeuvre, mais une percée pour le Québec

Une usine de bois d'oeuvre

Une usine de bois d'oeuvre

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré la bonne entente qui régnait mercredi entre le premier ministre Justin Trudeau et le président américain Barack Obama, un dossier n'est toujours pas réglé entre le Canada et les États-Unis. Après des mois de négociations, les deux pays ne sont toujours pas parvenus à une entente sur la question du commerce du bois d'oeuvre. Mais les négociations avancent, ce qui donne de l'espoir aux gouvernements du Québec et de la Colombie-Britannique.

Un texte de Raphaël Bouvier-AuclairTwitterCourriel

Ni dans les point de presse des dirigeants ni dans le discours du président Obama la question n'a été abordée.

Pourtant, le dossier du bois d'œuvre a été évoqué derrière des portes closes, pendant la rencontre bilatérale entre le premier ministre Trudeau et le président Obama.

En soirée, une déclaration conjointe a été publiée. Les négociations pour en arriver à une entente avancent. Ottawa et Washington ont aussi offert quelques détails sur les mesures qui pourraient encadrer un éventuel accord.

Certaines propositions pour encadrer l'accord :

  • Un cadre approprié, conçu pour maintenir le niveau des exportations canadiennes à un pourcentage convenu sur le marché américain, ou en deçà de ce pourcentage;
  • Des dispositions relatives à l'exclusion de régions ou d'entreprises, si cela est justifié.

Cette possible exclusion de certaines régions fait particulièrement plaisir à l'industrie québécoise et au gouvernement provincial.

Il y a encore un énorme travail qui reste à accomplir, mais il y a certainement une avancée que l'on salue de la part du gouvernement fédéral et du gouvernement américain.

Une citation de :Dominique Anglade, ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation du Québec

Québec demande d'être exclu d'éventuels quotas d'importation de bois canadien aux États-Unis.

Depuis 2013, un nouveau régime forestier est entré en vigueur dans la province. Le gouvernement Couillard affirme que les entreprises québécoises ne sont pas avantagées par rapport aux compagnies américaines. C'est pourquoi Québec demande le libre-échange pour ses exportations de bois au sud de la frontière.

De son côté, le gouvernement de la Colombie-Britannique, autre province où l'industrie forestière est très importante, salue les efforts du fédéral pour parvenir à une entente.

Un bon accord est mieux que des mesures commerciales imposées par les États-Unis. Cela serait coûteux pour les producteurs forestiers, pour le Canada, pour les gouvernements provinciaux, et ultimement pour les consommateurs américains.

Une citation de :Steve Thompson, ministre de la Forêt, de la Terre et des Ressources naturelles de Colombie-Britannique

Encore loin d'un accord

Le premier ministre Justin Trudeau et le président américain Barack Obama, mercrediAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Prime Minister Justin Trudeau, left, welcomes U.S. President Barack Obama to the North American Leaders' Summit in Ottawa, Wednesday June 29, 2016.

Photo : La Presse canadienne / FRED CHARTRAND

« Les États-Unis et le Canada ont accompli d'importants progrès dans les négociations, mais de grands écarts subsistent en ce qui concerne les modalités des principaux éléments », peut-on lire dans la déclaration commune des bureaux de Justin Trudeau et de Barack Obama.

Donc, malgré les points positifs salués notamment par Québec, une entente formelle semble toujours loin. La déclaration commune de Washington et d'Ottawa note que le but est d'arriver à un accord d'ici le 12 octobre.

Selon le député néo-démocrate Guy Caron, il y a urgence d'agir, puisqu'en novembre, les élections présidentielles pourraient changer le paysage politique des États-Unis.

Ça risque de changer la donne aussi, dépendamment de qui sera au pouvoir aux États-Unis, dépendamment également de la composition du Congrès après les élections. Alors, montrer de la bonne volonté, c'est une chose. Montrer des résultats, c'en est une autre.

Une citation de :Guy Caron, député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

Carl Grenier, ancien vice-président du Conseil du libre-échange pour le bois d'oeuvre, ne croit pas qu'un accord puisse être conclu avant la tenue de l'élection américaine. Il estime aussi qu'une entente qui donnerait plus de possibilités d'exportation à certains territoires canadiens pourrait être problématique.

Le protectionnisme est très, très en vogue actuellement. Ce n'est pas seulement un discours. Il y a des millions d'Américains qui sont convaincus qu'il faut serrer la vis. Alors, on ne pourrait pas présenter un accord qui ne serait pas aussi restrictif que le précédent.

Une citation de :Carl Grenier, ancien vice-président du Conseil du libre-échange pour le bois d'oeuvre

La dernière entente entre le Canada et les États-Unis au sujet du commerce du bois d'oeuvre avait été signée en 2006. Elle imposait soit un quota, soit des tarifs, ou encore une formule comprenant les deux.

Cette entente est venue à échéance en octobre dernier. Depuis, ce sont les règles du libre marché qui s'appliquent, et ce, jusqu'en octobre prochain.

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