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Un cas de discrimination professionnelle à cause du rouge à lèvres

Application de rouge à lèvres.

Application de rouge à lèvres.

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Stephen Chernin

Radio-Canada

Le Tribunal des droits de la personne de la Colombie-Britannique a reconnu la discrimination dont a été victime une serveuse d'un bar à Maple Ridge, après avoir été congédiée pour avoir refusé de porter du rouge à lèvres.

Anne Choi, une ex-employée du bar The Black Sheep Pub, affirme que son refus de porter du rouge à lèvres sur son lieu de travail est la cause de son licenciement en décembre 2015.

La jeune femme, atteinte d'une déficience physique, déclare que sa pathologie l'empêche de porter du rouge à lèvres, et plus généralement du maquillage. Elle affirme cependant avoir utilisé du baume pour les lèvres de couleur claire pendant son travail.

La responsable de l'établissement, Sabrina Wong, a contesté son refus de porter du rouge à lèvres à plusieurs reprises pendant sa période de travail qui a duré quatre mois.

Selon Mme Wong, tous les employés du bar en contact avec la clientèle doivent se conformer aux codes vestimentaires affichés par l'établissement, y compris le port de rouge à lèvres.

Les propriétaires du Black Sheep Pub ont essayé en vain d'ajourner la décision du tribunal dans l'attente d'une procédure engagée auprès de l'organisme WorkSafeBC.

Le tribunal a confirmé la recevabilité de la plainte et la non-conformité de l'établissement vis-à-vis du Code des droits de la personne.

Les propriétaires du bar ont été condamnés à réintégrer Anne Choi à son poste de travail et à lui verser des indemnités de salaire remontant jusqu'à la date de son licenciement.

Les deux parties n'ont pas souhaité commenter la décision du tribunal.

Des précédents déjà observés

En 2004, un tribunal de Colombie-Britannique avait reconnu la discrimination d'un code vestimentaire appliqué arbitrairement par une boîte de nuit pour le personnel féminin.

Les employées avaient l'obligation de porter un haut de bikini lors d'une soirée thématique hawaïenne.

En 2010, une femme avait dénoncé le code vestimentaire d'une autre boîte de nuit qui obligeait ses employées à porter des talons aiguilles, des mini-jupes et d'arborer un décolleté. L'affaire avait été résolue avant d'aller au tribunal.

Colombie-Britannique et Yukon

Droits et libertés