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Manitoba : les services en français maintenant protégés par une loi

La présidente de la Société franco-Manitobaine Jacqueline Blay (à la gauche) remet un drapeau franco-manitobain à la ministre des Affaires francophones Rochelle Squires

La présidente de la Société franco-Manitobaine Jacqueline Blay (à la gauche) remet un drapeau franco-manitobain à la ministre des Affaires francophones Rochelle Squires

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les services en français au Manitoba sont désormais protégés par une loi provinciale. Le projet de loi 5 sur l'appui à l'épanouissement de la francophonie manitobaine a été adopté jeudi.

« Cette loi représente le début d'un nouveau chapitre pour notre province et je suis heureuse d'en faire partie, accompagnée d'une communauté francophone forte et dynamique », a déclaré la ministre responsable des Affaires francophones, Rochelle Squires, devant une centaine de personnes rassemblées au palais législatif pour souligner l'événement.

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La nouvelle loi encadrera notamment les dossiers liés au ministre des Affaires francophones et au Secrétariat aux affaires francophones. Elle établira aussi une définition formelle de « francophonie manitobaine » qui s'étendra au-delà des personnes de langue maternelle française pour inclure toute personne qui se sert du français dans sa vie quotidienne.

« C'est un énorme tournant », dit la présidente de la Société franco-manitobaine (SFM) Jacqueline Blay, en ajoutant qu'elle a reçu des messages de personnes qui disent qu'elles se sentent, pour la première fois, des citoyens à part entière.

Ça veut dire que les jeunes générations n'auront pas à avoir ce genre de bataille. Au contraire, elles vont agir de façon constructive à partir d'aujourd'hui.

Jacqueline Blay, présidente de la Société franco-manitobaine

« Nous apprécions particulièrement le climat de respect mutuel tout au long du processus, poursuit Mme Blay. Il est rare dans notre histoire que des décisions qui touchent [les francophones] aient été prises sans partisanerie politique. »

Pour la ministre Squires, l'adoption de la loi n'est qu'un premier pas. Elle promet de mettre sur pied dès que possible le Conseil consultatif des affaires francophones dont la création est prévue par la loi.

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