•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

î.-P.-É. : les pêcheurs de homard devront utiliser moins de maquereau comme appât

Des bateaux de pêche au homard à l'Île-du-Prince-Édouard

Des bateaux de pêche au homard à l'Île-du-Prince-Édouard

Photo : CBC/Laura Chapin

Radio-Canada

Les pêcheurs de homard de l'Île-du-Prince-Édouard devront réduire leur utilisation de maquereau comme appât s'ils veulent garder leur certification de pêche durable.

L'industrie insulaire de la pêche au homard a obtenu son accréditation du Marine Stewardship Council (MSC) en novembre 2014.

Mais pour renouveler sa certification, en 2019, elle doit respecter cinq nouvelles conditions. Deux d'entre elles concernent l'utilisation du maquereau comme appât.

La dernière évaluation des stocks de Pêches et Océans Canada montre une tendance à la baisse. D'ailleurs, au Canada, en 2015, les pêcheurs de maquereau n'ont capturé que la moitié de leur quota.

Un défi

Le directeur général de l'Association des pêcheurs de l'Île-du-Prince-Édouard, Ian MacPherson, indique que l'utilisation du maquereau comme appât est courante dans la province.

Il dit qu'il sera difficile de changer les habitudes, mais ajoute qu'il faut protéger la ressource et respecter les conditions du MSC.

Il croit que de nombreux pêcheurs remplaceront le maquereau par le hareng.

Problème régional

Le Marine Stewardship Council a imposé les mêmes conditions aux pêcheurs de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

Les associations de pêcheurs des trois provinces travaillent donc de concert pour trouver une solution.

D'ailleurs, elles veulent déterminer cette année la quantité de maquereau utilisée comme appât dans la région.

Le maquereau sert souvent d'appât pour la pêche au homard.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maquereau sert souvent d'appât pour la pêche au homard.

Photo : Wikimedia Commons

L'organisme Homarus, associé à l'Union des pêcheurs des Maritimes, tente pour sa part de trouver d'autres appâts potentiels.

Il ne veut cependant pas faire le point sur ses travaux, du moins pas avant l'automne.

L'étiquette bleue, qui est associée à la certification du Marine Stewardship Council, garantit notamment que le poisson ou le fruit de mer a été capturé grâce à une pêche durable, dont l'impact environnemental est minime, et qui maintient l'écosystème dont elle dépend.

Les marchés internationaux, particulièrement en Europe, exigent de plus en plus une certification de pêche durable.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie

Industrie des pêches