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Le rapport républicain sur Clinton et les attaques de Benghazi fait chou blanc

La candidate démocrate, Hillary Clinton, a vite dénoncé le « ton partisan » de ce nouveau rapport.

La candidate démocrate, Hillary Clinton, a vite dénoncé le « ton partisan » de ce nouveau rapport.

Photo : Rick Wilking / Reuters

Radio-Canada

Après deux ans d'enquête et des dépenses de 7 millions de dollars en fonds publics, un rapport d'une commission du Congrès américain, dominée par les républicains, n'arrive pas à trouver davantage de preuves accablant Hillary Clinton au sujet des attaques de Benghazi en 2012.

En 800 pages, le rapport tente de démontrer que la candidate démocrate présumée à la présidence américaine, Hillary Clinton, alors secrétaire d'État, a minimisé la menace djihadiste en Libye. En octobre 2015, Mme Clinton avait dû répondre de ses actions devant la commission au cours d'une audition qui avait duré 11 heures.

Or, le rapport ne vient que confirmer ce qu'on savait déjà des attaques de Benghazi en 2012, au grand dam de Donald Trump, son rival républicain.

« Benghazi, c'est encore un échec de Hillary Clinton. Rien ne semble jamais fonctionner comme il faudrait avec Clinton », a-t-il publié sur Twitter après la publication du rapport. Il l'avait auparavant accusée d'avoir laissé mourir l'ambassadeur pendant qu'elle « dormait profondément ».

Rappel des événements

Le 11 septembre 2012, le consulat américain de Benghazi, en Libye, a été la cible d'une attaque djihadiste. L'ambassadeur américain J. Christopher Stevens et le fonctionnaire Sean Smith y ont perdu la vie. Une seconde attaque menée ailleurs dans la ville a causé la mort de deux autres fonctionnaires américains et blessé une dizaine de personnes.

La seule thèse réellement renforcée par le rapport est plutôt celle de la lenteur de l'administration de Barack Obama.

Le gouvernement aurait, d'une part, mis trop de temps à évaluer la menace que représentaient les assaillants pour les diplomates américains en Libye et, d'autre part, été trop rapide à attribuer les événements à un phénomène isolé, alors qu'il s'agissait bel et bien d'une attaque djihadiste.

Sans démontrer qu'il y a eu un retard lors de l'opération de sauvetage des diplomates, le rapport indique que des considérations politiques ont pesé dans la balance lors des événements. Le président Barack Obama était à l'époque préoccupé par sa campagne électorale contre le républicain Mitt Romney.

« La politique a primé sur la vie des Américains », a clamé Mike Pompeo, l'un des républicains membres de la commission.

Un rapport « partisan »

Hillary Clinton a vite dénoncé le « ton partisan » de ce nouveau rapport.

La candidate démocrate a tenu à souligner que la commission n'avait pas su trouver quoi que ce soit pour contredire les conclusions du premier rapport produit par le département d'État, ni celles des enquêtes parlementaires du Congrès à ce sujet.

Le rapport ne vient que prouver que « les théories du complot qui ont fleuri du côté républicain sont des fantasmes politiquement motivés », a estimé de son côté la Maison-Blanche.

Le républicain Trey Gowdy, qui a présidé la commission d'enquête, a défendu le nouveau rapport, en faisant valoir qu'il était fondé sur plus de 100 auditions, dont 80 nouveaux témoins, ainsi que des milliers de pages de documents.

Avec les informations de Agence France-Presse

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