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Les États-Unis pourraient vérifier le compte Facebook des touristes

Frontière canado-américaine

Photo : iStock

Catherine Mathys

Le département de la Sécurité intérieure des États-Unis souhaite moderniser ses formulaires d'entrée au pays. Quand on traverse la frontière en avion ou quand on fait une demande de visa, on a l'habitude de se faire demander noms, numéros de passeports et adresses. On pourrait aussi, bientôt, se faire demander les informations relatives à ses comptes de médias sociaux.


Cette nouvelle collecte de données impliquerait de spécifier toute information associée à sa présence en ligne, en indiquant la plateforme et l'identifiant. Vaste programme puisque, en moyenne, les gens sont abonnés à plus de cinq comptes de médias sociaux.

Cela dit, la note gouvernementale indique que ce genre d'information ne serait dévoilé que sur une base volontaire. Ce qui n'empêche pas les autorités de vérifier le contenu public qui circule en ligne. Il y a quelques années, on a refusé l'entrée de deux touristes britanniques parce qu'ils venaient de tweeter qu'ils avaient l'intention de déterrer Marilyn Monroe. Manifestement, la blague a mal passé.

Si ces touristes à l'humour douteux n'ont pas échappé à la vigilance américaine, d'autres étrangers moins bien intentionnés n'ont pu être arrêtés avant de commettre leurs crimes. Par exemple, les États-Unis ont essuyé beaucoup de reproches après l'attaque armée de San Bernardino en décembre 2015, puisque l'un des meurtriers avait indiqué ses intentions sur Facebook, et ce, avant de recevoir un visa d'entrée au pays. Cela dit, comme il s'agissait de messages privés, les autorités auraient besoin de plus qu'un simple identifiant pour y accéder.

Ainsi, la mesure aurait ses limites, puisqu'il n'est pas question de demander les mots de passe des comptes des ressortissants étrangers qui souhaitent entrer aux États-Unis. Elle ne viserait donc que les statuts publics, même si la proposition indique qu'elle constituerait une option de plus dans les méthodes d'investigation pour tenter de déjouer toute activité jugée néfaste.

Visiblement, le gouvernement américain ne veut pas attendre que les entreprises propriétaires des médias sociaux ni même le public ne signalent quelque activité illicite que ce soit. Les Facebook et Twitter de ce monde sont régulièrement montrés du doigt pour leur laxisme à repérer les messages haineux. Pour le moment, la proposition est ouverte aux commentaires du public jusqu'au 22 août avant toute autre démarche officielle.

Techno