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Le « gâchis » de Muskrat Falls aura des conséquences en Nouvelle-Écosse, selon des experts

Chantier de construction

Le chantier de Muskrat Falls au Labrador

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Néo-Écossais ne doivent pas s'attendre à pouvoir consommer à court terme de l'énergie verte à bon prix grâce au projet hydroélectrique de Muskrat Falls, à Terre-Neuve, selon des experts.

Le PDG de la société Nalcor, Stan Marshall, a expliqué vendredi que la production d'électricité n'atteindra son plein rendement qu'en 2020, et non en 2017 comme il était prévu au départ. De plus, les coûts du projet sont maintenant évalués à 11,4 milliards de dollars avec les intérêts, alors qu'en 2012, ils étaient estimés à 6,2 milliards.

« C'est un désastre sans précédent », affirme Tom Adams, consultant en matière d'énergie.

Emera, l'entreprise propriétaire de la Nova Scotia Power, a promis un investissement de 1,57 milliard de dollars pour construire les lignes sous-marines qui doivent transporter en Nouvelle-Écosse de l'électricité produite à Muskrat Falls, au Labrador. Cet apport d'énergie verte doit répondre à 20 % des besoins de la province. Les travaux de construction du lien maritime doivent s'achever à la fin de 2017.

Tom Adams souligne que le plan de la Nouvelle-Écosse pour réduire l'utilisation du charbon dépend grandement du succès de Muskrat Falls et de la livraison d'une grande quantité d'électricité sur commande.

La Nouvelle-Écosse espère que 40 % de l'énergie qu'elle consomme proviendra de sources renouvelables d'ici 2020. Puisque Nalcor s'attend au rendement maximal de Muskrat Falls à la fin de 2020, « c'est terriblement serré », affirme Larry Hugues, professeur et expert en matière d'énergie à l'Université Dalhousie, à Halifax.

Les consommateurs vont-ils payer plus?

Le ministère de l'Énergie de la Nouvelle-Écosse a publié un communiqué vendredi dans lequel il a réagi aux nouvelles prévisions de Nalcor. Le gouvernement croit toujours que l'objectif de 40 % d'énergie renouvelable sera atteint d'ici 2020.

Le délai pourrait toutefois forcer la province à acheter de l'énergie plus chère plus longtemps, réplique Larry Hugues. S'il y a des retards supplémentaires, dit-il, les coûts seront refilés aux consommateurs.

Les actionnaires de la Nova Scotia Power sont protégés, ajoute le professeur Hugues, le risque est assumé par Nalcor et les abonnés.

Le PDG de Nalcor a mentionné qu'il va consulter Emera et Hydro-Québec dans l'espoir de trouver des moyens d'éviter aux abonnés une hausse des tarifs.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse aura peut-être besoin d'un autre plan pour réduire les tarifs et sa dépendance aux combustibles fossiles, estime Tom Adams. La province n'a pas de solution de rechange de la même envergure, note-t-il, parce que l'énergie marémotrice est encore expérimentale et que la recherche de gaz naturel a cessé. Il recommande donc d'améliorer les centrales au charbon, même si c'est une solution impopulaire.

D'après un reportage de Rachel Ward et de Terry Roberts, CBC

Avec les informations de CBC

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