•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les origines de la Saint-Jean-Baptiste

Radio-Canada

La Saint-Jean-Baptiste tire ses origines des feux de joie qui marquaient le solstice d'été à l'époque de la Nouvelle-France, raconte l'historien Marcel Martel de l'Université York de Toronto.

En entrevue à Radio-Canada, il explique comment l'événement est passé d'une fête religieuse à une célébration du fait français au Québec et en Ontario, notamment.

Extrait de son interview à l'émission L'heure de pointe :

Ça vient d'où, la Saint-Jean-Baptiste?

  • Les premiers colons français à l'époque de la Nouvelle-France, on fêtait la Saint-Jean-Baptiste en organisant des feux de joie, des feux populaires pour marquer l'arrivée de l'été. Ce qui va se produire en 1834, Ludger Duvernay [au Québec] décide d'organiser un énorme banquet et il lance l'idée de créer une société patriotique, la Société Saint-Jean-Baptiste, et son idée va faire des petits, parce qu'il y a eu des sociétés Saint-Jean-Baptiste non seulement au Québec, mais également en Ontario. L'idée est de créer une occasion où tous ceux qui parlent français vont pouvoir célébrer leur appartenance au Canada français.

Ce n'est pas encore une fête purement nationaliste, il y a encore l'aspect religieux...

  • On fait les deux, on va mélanger. Après tout, le 24 juin, c'est la fête de Jean Baptiste, le précurseur du Christ. Il y a aussi le défilé. Et sur le dernier char allégorique, il y avait le mouton et le petit garçon aux cheveux frisés. Il tenait d'une main une croix et de l'autre flattait le mouton. Et il y avait bien entendu des discours patriotiques sur l'expérience des Canadiens français, de ce qu'on appelait la survivance, le fait qu'on réussissait malgré tout à parler français même si on vivait dans un environnement qui était parfois hostile à la présence des francophones.

Les parlant français qui ont quitté le Canada pour aller travailler aux États-Unis ont apporté ces célébrations avec eux...

  • Oui, c'est ça qui est merveilleux. On a fêté partout. À Toronto, à Cornwall, à Windsor, dans les États de la Nouvelle-Angleterre. C'était le moment de l'année où on mélangeait religion et nationalité. L'idée était de se rappeler qui on était.

Ontario

Francophonie