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La nouvelle ministre des Affaires celtiques du Nouveau-Brunswick défend son rôle

Lisa Harris en entrevue
Lisa Harris, ministre responsable des Affaires celtiques au Nouveau-Brunswick Photo: ICI Radio-Canada
Radio-Canada

La nomination d'une ministre responsable des Affaires celtiques au Nouveau-Brunswick a entraîné des réactions partagées, mais la principale intéressée, la ministre Lisa Harris, compte prendre son rôle au sérieux. Elle a d'ailleurs déjà commencé sa tournée des festivals célébrant cette culture.

Un texte de Pierre-Alexandre Bolduc TwitterCourriel

La grande nouveauté cette année au Festival et jeux écossais de Moncton, samedi, était visiblement la ministre Harris. Son rôle sera principalement de coordonner le financement des festivals irlandais, écossais et gallois.

On ne veut pas diviser les communautés, explique Mme Harris. L'objectif, c'est d'inclure tout le monde. Elle rappelle aussi que sa nouvelle fonction ne coûtera pas plus cher à la province.

Certains politologues ont qualifié de bizarre, ridicule même, la nomination d'une ministre des Affaires celtiques. Certains détracteurs ont dit que c'était une façon d'aller chercher le vote des anglophones aux prochaines élections dans deux ans.

Aux jeux écossais, la mesure réjouit ou étonne des intervenants.

« Initialement, un peu surpris. Ce n'est pas quelque chose qu'on entend tous les jours à moins d'être possiblement en Écosse, mais c'était une bonne réaction », affirme Eric MacFie, un participant.

« Je pense que c'est peut-être un peu beaucoup d'avoir un ministère comme tel, mais un ministère des affaires internationales ou un ministère des affaires culturelles, puis un sous ministère, puis une sous catégorie traitant des affaires celtiques », souligne Everett Patterson.

Si certains au sein même de la communauté ont été surpris, d'autres disent qu'ils attendaient cette annonce depuis longtemps. « Les communautés françaises et anglaises sont déjà reconnues. Donc, pourquoi ne pas reconnaître d'autres groupes? », affirme une spectatrice.

Selon les derniers recensements, un peu plus de 40 % des Néo-Brunswickois disent être au moins partiellement d'origine irlandaise ou écossaise. Plusieurs Acadiens auraient aussi des ancêtres celtes.

Pour l'instant, les jeux écossais de Moncton se déroulent encore principalement dans la langue de Shakespeare.

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