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Jean-Sébastien Lapierre brûle les planches

De la planche et des jeux. Un reportage de Diane Sauvé.
Radio-Canada

Le vainqueur de l'an dernier, Jean-Sébastien Lapierre, sera encore parmi la centaine des meilleurs planchistes de rue en Amérique du Nord qui participeront à l'Empire Am Getting Paid, au Taz, à Montréal, ce week-end. Cette compétition se veut un tremplin pour les amateurs qui veulent atteindre les plus hauts sommets.

Son triomphe à l'événement en 2015 a assuré Jean-Sébastien Lapierre d'une présence au Championnat du monde en Afrique du Sud. Il y a récolté une excellente 3e place.

« Les gars avec qui il a partagé le podium, c'est un peu l'équivalent d'un Wayne Gretzky ou d'un Mario Lemieux, c'est des légendes vivantes », s'émerveille Pierre-Étienne St-Armand, un des organisateurs de l'événement.

Lapierre reconnaît que les choses ont bien changé en l'espace d'un an. « Ça a été un tremplin incroyable dans ma carrière de skateboard, dit-il. Puis, ça m'a aidé financièrement énormément. »

De l'argent qui lui a permis d'acheter un visa d'athlète pour aller vivre en Californie. Là où il faut être pour passer chez les pros.

« Si tu n'as pas fait tes preuves aux États-Unis, en Californie, tu vas jamais être pro parce qu'il faut que tu démontres à quel point t'es bon, là-bas, note Lapierre. Et c'est là que tes commanditaires vont te proclamer professionnel. 

Un autre membre de l'organisation, Josh Clark, explique comment on accède au niveau professionnel en planche de rue. « Le hockey, c'est la ligue qui décide si t'es professionnel ou pas. Mais dans le skateboard, c'est la compagnie qui décide. Donc, faut qu'une compagnie dise : "Tu es assez bon et on va mettre ton nom sur un produit." Là, tu deviens professionnel. »

Celui qui a eu la piqûre à 8 ans dans son patelin de Notre-Dame-de-Stanbridge peut maintenant vivre de sa passion, même s'il a toujours le statut d'amateur. Un des rares. Mais pour lui, c'est le plaisir, avant tout.

« J'aime pas ça me voir comme un athlète, confesse-t-il. Je pense pas que c'est ce que je suis. Je fais juste m'amuser, c'est tout. »

Il pourrait aussi s'amuser à Tokyo, en 2020, là où la planche de rue a de fortes chances de faire son entrée aux Olympiques.

Étonnamment, les puristes ne sont pas tous convaincus, comme en témoigne un autre planchiste, Charles Deschamps. « Je pense que ça n'a pas vraiment sa place. Pas avec une liste pour dire que tel truc vaut tant de points. Mais pour la visibilité et pour la compétition, sûr que c'est super intéressant pour eux. »

Tant qu'il y a du plaisir.

D'après un reportage de Diane Sauvé.

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