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Les Premières Nations du Québec s'opposent au projet Énergie Est

Ghislain Picard est le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) depuis 1992. Il en est à son sixième mandat.

Ghislain Picard est le chef de l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) depuis 1992. Il en est à son sixième mandat.

Photo : La Presse canadienne / Trevor Hagan

La Presse canadienne

Après réflexion, l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a décidé de rejoindre les rangs des opposants au projet de l'oléoduc Énergie Est de la société TransCanada.

L'APNQL a affirmé mercredi qu'elle n'était pas « anti-développement », mais qu'elle comptait « s'opposer et lutter » contre les projets, comme celui du promoteur albertain, qui représentent un « danger significatif ».

L'APNQL – qui regroupe 43 communautés autochtones – joint ainsi sa voix aux municipalités représentées par la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) ainsi que l'Union des producteurs agricoles (UPA).

Son chef, Ghislain Picard, affirme que le regroupement compte exiger que le Québec et le Canada respectent cette décision afin de satisfaire à leurs obligations constitutionnelles et de respecter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

La résolution adoptée prévoit qu'en dépit des questions de compétences fédérale et provinciale à l'égard du projet, l'APNQL peut prendre ses propres décisions afin de protéger ses territoires ainsi que ses peuples.

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Un porte-parole de TransCanada a pour sa part fait valoir que son entreprise est « déterminée à échanger de façon ouverte, transparente et respectueuse avec les Premières Nations ».

« Depuis l'annonce initiale du projet, il y a trois ans, nous maintenons des échanges avec 23 Premières Nations au Québec, en leur fournissant de l'information », a écrit Jonathan Abecassis dans une déclaration transmise par courriel.

Le projet Énergie Est – dont la facture est évaluée à 15,7 milliards de dollars – vise à acheminer quotidiennement sur une distance de 4600 kilomètres 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Pour le moment, la mise en service du pipeline est prévue en 2020.

Au Québec, on prévoit 625 kilomètres de canalisation qui traversera d'importants cours d'eau en plus de passer dans plusieurs municipalités.

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