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John Kerry pour un référendum révocatoire contre le président Maduro

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé qu'il n'y aurait pas de référendum pour le destituer avant 2017.

Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a annoncé qu'il n'y aurait pas de référendum pour le destituer avant 2017.

Photo : Marco Bello

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a annoncé mardi la tenue de discussions de haut niveau avec le gouvernement socialiste vénézuélien quelques heures après avoir apporté son soutien à un référendum révocatoire susceptible de contraindre le président Nicolas Maduro à quitter le pouvoir.

Dirigées par un diplomate américain d'expérience, Thomas Shannon – il travaille au département d'État et a notamment été ambassadeur au Brésil – les discussions doivent débuter immédiatement à Caracas, la capitale vénézuélienne, a déclaré John Kerry.

L'année dernière, les tentatives de dialogue entre les deux pays politiquement opposés avaient échoué en raison de la crise dans ce pays exportateur de pétrole.

Le président socialiste Maduro a salué la proposition de dialogue des États-Unis et a une nouvelle fois suggéré de rétablir les ambassades mutuelles des deux pays à Caracas et à Washington. Elles sont suspendues depuis huit ans. Un attaché américain avait également été expulsé du pays par Hugo Chavez, le prédécesseur de Nicolas Maduro.

Je propose à John Kerry de désigner des ambassadeurs, je suis prêt. Ils ont des ambassadeurs à Pékin, au Vietnam et à La Havane, et ils n'en ont pas à Caracas.

Nicolas Maduro, président du Venezuela

Nicolas Maduro avait déjà lancé un appel similaire en 2014 à Barack Obama, sans succès.

Les relations entre les États-Unis et le Venezuela ont commencé à se détériorer au début des années 2000 à l'époque de George W. Bush, le prédécesseur de Barack Obama. Mardi, John Kerry a dit vouloir dépasser « la rhétorique du passé ».

« Je me suis engagé à voir si cela peut fonctionner, alors voyons si nous pouvons améliorer cette relation », a-t-il dit à des journalistes après avoir rencontré son homologue vénézuélienne Delcy Rodriguez en marge d'une réunion de l'Organisation des États américains (OEA), à Saint-Domingue, en République dominicaine.

Des manoeuvres d'« intimidation internationale »

Les discussions vont également chercher à favoriser le dialogue entre le gouvernement de Maduro et l'opposition, a ajouté le chef de la diplomatie américaine.

Les Vénézuéliens sont confrontés depuis plusieurs années à une inflation galopante, mais aussi à des pénuries de lait et de médicaments, auxquelles se sont ajoutées ces derniers mois des coupures de courant et d'eau potable.

L'opposition souhaite organiser dès cette année un référendum visant à révoquer Nicolas Maduro, mais ce dernier a déclaré samedi dernier qu'une telle consultation n'aurait pas lieu avant l'année prochaine.

La mesure est autorisée par la Constitution, a souligné John Kerry devant la presse à l'issue de sa rencontre avec Delcy Rodriguez.

Dans un discours aux délégués de l'OEA, il a exprimé son soutien aux appels au référendum et a appelé les héritiers de Hugo Chavez à libérer les prisonniers politiques et à respecter les droits fondamentaux.

Ces commentaires, prononcés devant la plus grande assemblée diplomatique du continent, marquent le signal le plus fort à ce jour du soutien des États-Unis à un référendum révocatoire.

Ils ont d'ailleurs déclenché la colère de Delcy Rodriguez, qui a accusé Washington et le secrétaire général de l'OEA de manoeuvres d'« intimidation internationale ».

« Chaque jour apporte la preuve du parti pris du secrétaire général en faveur des branches de l'opposition qui cherchent à faire un coup d'État au Venezuela », a dit la ministre des Affaires étrangères vénézuélienne.

« Je vois maintenant que c'est commandé par Washington [...] pour s'immiscer dans les affaires intérieures du Venezuela », a-t-elle poursuivi, s'exprimant par le biais d'un traducteur.

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