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Pensionnats autochtones : la mise en liberté d'un pédophile choque en Saskatchewan

Paul Leroux a été reconnu coupable d'agressions sexuelles qui ont eu lieu dans les années 1960, alors qu'il travaillait dans un pensionnat autochtone en Saskatchewan.

Paul Leroux a été reconnu coupable d'agressions sexuelles qui ont eu lieu dans les années 1960, alors qu'il travaillait dans un pensionnat autochtone en Saskatchewan.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN) est « choquée » par la mise en liberté sous caution de Paul Leroux, reconnu coupable d'agressions sexuelles contre de jeunes garçons et adolescents, alors qu'il était surveillant de dortoir au pensionnat autochtone de Beauval.

En 2013, le pédophile de 76 ans a été déclaré coupable de huit chefs d'attentat aux moeurs et de deux chefs de grossière indécence dans des affaires qui remontent de 1959 à 1967. Il a reçu une peine de sept ans et 10 mois, mais pourra purger le reste de sa condamnation dans la communauté.

Par voie de communiqué, le chef de la FSIN a déclaré que le processus est une giffle au visage des victimes de Paul Leroux. Bobby Cameron ajoute que la décision de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) tourne au ridicule les travaux effectués dans le cadre de la Commission de vérité et réconciliation.

« Toute la procédure judiciaire entourant le cas de Leroux est une giffle au visage de ses victimes. »

— Une citation de  Bobby Cameron, chef de la FSIN

« Ce prédateur sexuel a le droit de détruire la vie d'enfants innocents avec de faibles conséquences », a lâché M. Cameron.

Faible chance de récidive

La CLCC a jugé que Paul Leroux est à un faible risque de récidive. En Juillet, il sera admissible à la libération conditionnelle totale, et pourra vivre avec son partenaire dans le sud de la Colombie-Britannique. Il a purgé le tiers de sa peine derrière les barreaux. M. Leroux ne pourra pas contacter des jeunes garçons ou avoir accès à la pornographie pendant sa libération conditionnelle.

En 1998, l'homme avait déjà été condamné à dix ans de prison pour avoir agressé des garçons, dans les années 1970, alors qu'il travaillait dans un autre pensionnat autochtone à Inuvik dans les Territoires du Nord-Ouest.

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