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Le ramadan au Canada : « un cadeau du ciel » pour des réfugiés syriens

La famille Alsliman prend le ftour, le repas que les Musulmans font au coucher du soleil pendant le ramadan.

La famille Alsliman prend le ftour, le repas que les Musulmans font au coucher du soleil pendant le ramadan.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La famille Alsliman vit son premier ramadan libre des terreurs de la guerre civile en Syrie. Pour Muhamd, le père de la famille, « c'est un cadeau du ciel ».

Muhamd et Magda Alsliman et leurs quatre enfants vivent à Winnipeg depuis le 1er mars 2016. Avant d'arriver au Canada, ils vivaient à Palmyre. Ils ont fui vers la Jordanie où ils ont vécu dans un camp de réfugiés pendant deux ans et demi.

« C'était difficile de sortir dehors pour aller au marché chercher ce qu'il manquait pour le dîner du ramadan, explique Muhamd Alsliman. Ici, c'est plus facile, on retrouve cette tranquillité d'esprit qu'on n'avait pas en Syrie. »

Au-delà d'absence de bombes et de tirs de mitraillettes, Magda jouit aussi de nouvelles libertés au Canada, dont celle de se rendre à l'épicerie seule en toute sécurité, tandis que son mari reste à la maison avec les enfants. Cela lui permet de préparer le ftour - le repas que les musulmans font au coucher du soleil - en après-midi, avant que le jeûne ne l'épuise.

Leur premier ramadan en sol canadien n'est toutefois pas libre de défis. Les Alsliman n'ont ni famille ni amis au Canada. C'est la première fois qu'ils vivent en situation minoritaire et ils ont l'impression qu'ils sont les seuls à jeûner.

« Le ramadan permet à la famille et aux gens de se rassembler, ce n'est pas le cas pour nous ici, on est seuls »

— Une citation de  Muhamd Alsliman

Magda, qui avait l'habitude de manger presque chaque soir du ramadan avec sa famille élargie, trouve la distance particulièrement difficile. « La seule chose qui me manque ici, c'est la famille. Tu ne vois pas ta famille, tu ne manges pas avec eux. »

Malgré cela, la famille Alsliman se sent acceptée dans sa nouvelle terre d'accueil. « Nos voisins nous encouragent, raconte Magda. Ils nous souhaitent un bon ramadan quand on se croise. »

Selon un reportage de Kenza Kaghat

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