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L'incendie a détruit plus de 2400 édifices à Fort McMurray.

L'incendie a détruit plus de 2400 édifices à Fort McMurray.

Photo : La Presse canadienne / PC / JASON FRANSON

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Fondation canadienne des femmes prévient que le traumatisme vécu par les résidents de Fort McMurray lors des feux de forêt pourrait augmenter les cas de violence conjugale.

« Des études démontrent que la violence conjugale augmente à long terme après un désastre naturel », rapporte Anu Dugal, directrice de la prévention de la violence à la Fondation canadienne des femmes. Selon elle, il faut parler tout de suite des effets à long terme que peut avoir un tel événement sur le couple et sur la famille.

Bien qu'il y ait peu d'études sur le sujet, Mme Dugal explique qu'une assemblée de l'ONU en mai a révélé qu'en temps de crise, les femmes marginalisées sont celles qui sont le plus souvent victimes de violence.

Par exemple, après l'ouragan Katrina, les incidents violents fondés sur le genre ont grimpé de 4,6 à 16,3 pour 100 000 habitants. Des résultats similaires ont été observés en Nouvelle-Zélande en 2014 à la suite du tremblement de terre et au Japon à la suite du tsunami de 2011.

Un sentiment d'impuissance

Anu Dugal explique ce phénomène par le fait qu'en temps de désastre naturel, les gens se sentent impuissants et que ce sentiment peut augmenter le désir de contrôle d'un agresseur.

Les gens se sentent « perdus », précise Mme Dugal.

« Ils perdent leurs repères. »

— Une citation de  Anu Dugal, directrice de la prévention de la violence à la Fondation canadienne des femmes

Les agresseurs deviennent plus violents en temps de crise et les victimes, elles, deviennent plus vulnérables, explique-t-elle.

Cela s'explique aussi par le fait que les centres d'aide pour les femmes et pour les victimes de violence conjugale ferment leurs portes lors de désastres naturels. À Fort McMurray, le refuge Waypoints est fermé depuis le 3 mai. Le centre devrait reprendre du service le 4 juillet.

« Les prochaines semaines seront cruciales », précise Anu Dugal, tandis que les résidents sont de retour à Fort McMurray depuis quelques jours.

Avec les informations de CBC

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