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Assurance-emploi : toujours des quotas de prestations à couper

Des pratiques abusives ont été relevées dans deux cas d'embauche impliquant une ancienne directrice dans des bureaux de Service Canada au Manitoba.

Des pratiques abusives ont été relevées dans deux cas d'embauche impliquant une ancienne directrice dans des bureaux de Service Canada au Manitoba.

Photo : CBC

Radio-Canada

Les enquêteurs de Service Canada doivent toujours respecter des quotas de sommes à récupérer chez les prestataires de l'assurance-emploi.

Un texte de Laurence GallantTwitterCourriel

L'Alliance de la fonction publique du Canada confirme que chaque enquêteur a le mandat d'amasser 465 000 dollars par année et de clore 20 dossiers par mois.

La vice-présidente de l'AFPC pour le Québec, Magali Picard

La vice-présidente de l'AFPC pour le Québec, Magalie Picard.

La vice-présidente directrice du Québec pour l'Alliance de la fonction publique du Canada, Magali Picard, convient qu'il s'agit de 20 000 dollars de moins à amasser par année qu'à l'époque du gouvernement conservateur, mais que le parti de Justin Trudeau avait promis d'abolir ces quotas.

En octobre 2013, une employée de Service Canada, Sylvie Therrien, a été congédiée après avoir divulgué des informations confidentielles montrant que les enquêteurs de l'assurance-emploi devaient récupérer 500 000 dollars par année en prestations réclamées de manière frauduleuse.

La pression sur les employés

Magali Picard est convaincue que les enquêteurs font leur travail selon le protocole et qu'ils l'appliquent à la lettre, mais c'est la pression qu'engendrent ces quotas financiers qui l'inquiète.

Ça amène une pression énorme sur les travailleurs. Je pense que le travail d'un enquêteur, c'est de s'assurer que tout a été fait selon les normes, et on ne devrait pas parler d'argent.

Magali Picard, vice-présidente directrice du Québec pour l'Alliance de la fonction publique du Canada

Entrevue avec Magali Picard de l'Alliance de la fonction publique du Canada

Mme Picard précise que les commis et les analystes n'ont dorénavant plus à remplir de tels quotas, et que cette tâche incombe uniquement aux enquêteurs.

Trois étapes sont suivies avant de régler le dossier d'un prestataire :

Un commis analyse d'abord le dossier. Si des questions persistent, le commis transfère le cas à un analyste et si des anomalies sont observées, on l'envoie à un enquêteur.

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