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Phil Kessel n'a rien changé à son style ni à son attitude

Phil Kessel

Phil Kessel

Photo : Getty Images / Christian Petersen

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Phil Kessel persiste et affirme que rien n'a changé. Ni son style de jeu ni son attitude. Pas même sa forme physique ou son désir de vaincre.

Insistez tant que vous voulez. Jouez sur la formulation de la question. Ça ne changera rien. L'attaquant des Penguins de Pittsburgh, endurci par des années à subir la critique pour les insuccès des Maple Leafs de Toronto, refuse de dire qu'il a changé quelque chose depuis son arrivée dans la Ville de l'Acier.

« Je joue de la même manière que je le fais depuis le début de ma carrière », a déclaré Kessel mercredi.

C'est tout le reste qui est différent. L'entraîneur, le talent qui l'entoure. La pression qu'il ne porte pas entièrement sur ses épaules. Les enjeux ne sont aussi plus les mêmes.

Lorsque le numéro 81 fera son entrée sur la glace du Consol Energy Center, jeudi, pour affronter les Sharks de San José dans le cinquième match de la finale, il fera de son mieux pour apprécier le moment qu'il attend depuis si longtemps.

« C'est un gros changement comparativement à où j'étais avant, a avoué Kessel. Évidemment, c'est assez exceptionnel. »

Kessel a certainement apporté sa contribution. Il a inscrit 10 buts et 11 aides au cours des sept dernières semaines, dont deux aides dans la victoire de 3-1 des Penguins dans le dernier match, qui leur a permis de prendre l'avance 3-1 dans la série et d'espérer soulever la coupe à domicile pour la première fois.

Le joueur qui a passé six ans à endurer les critiques, souvent hors de son contrôle, à Toronto, pourrait aussi mettre la main sur le trophée Conn-Smythe, remis au joueur le plus utile des séries.

« Nous ne serions pas ici sans lui, a commenté le gardien réserviste Jeff Zatkoff. Il s'est levé. C'est seulement quelque chose à laquelle on s'attend de lui maintenant. Vous savez qu'il répondra aux attentes dans ce genre de match. »

Et Zatkoff ne parle pas seulement de son puissant tir des poignets qui a créé l'égalité dans le cinquième match contre les Rangers de New York, le but qui a permis aux siens de filer vers la victoire. Il y a aussi son habileté à servir des passes parfaites à ses coéquipiers et sa volonté à se replier en défense.

« Je vois un gars qui travaille extrêmement fort, a analysé Barry Melrose, du réseau ESPN. Il joue mieux sans la rondelle que jamais auparavant. »

L'entraîneur des Penguins, Mike Sullivan, appelle ça jouer de la bonne manière, et c'est ce qu'il a demandé à Kessel et à ses coéquipiers depuis qu'il a pris la relève au mois de décembre.

« Nous lui avons demandé d'améliorer certaines facettes de son jeu sans la rondelle, dans les batailles notamment, et il a écouté ce qu'on lui a dit », a commenté Sullivan.

Avec les informations de La Presse canadienne

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