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Un étrange printemps, et une finale à sens unique

Matt Murray.

Matt Murray.

Photo : Gene J. Puskar/AP Photo

Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

BILLET – Dans le premier match de la finale de la Coupe Stanley, les joueurs des Sharks de San José avaient semblé tellement lents par rapport aux Penguins, qu'ils disaient avoir l'impression d'avoir patiné dans la boue. Le hic, c'est que le cinquième match de la série sera disputé jeudi, et qu'ils y sont maintenant enfoncés jusqu'au cou.

Un texte de Martin LeclercTwitterCourriel

Ceux qui souhaitent apercevoir la coupe Stanley ne devraient peut-être pas rater le match de jeudi soir parce que, au train où vont les choses, les Sharks peuvent même se considérer comme chanceux de ne pas avoir été balayés dans cette finale étrange et inégale.

Les Sharks, qui ont pourtant vaincu trois puissances défensives de la LNH au cours des trois premiers tours éliminatoires (Los Angeles, Nashville et Saint Louis) sont incapables de rivaliser avec la vitesse des Penguins et de contenir leur envahissant jeu de transition.

C'est aussi simple que cela. À la surprise de nombreux observateurs, moi le premier, les Penguins sont beaucoup trop rapides pour les Sharks. Lorsqu'on regarde en arrière, on comprend mieux pourquoi le Lightning de Tampa Bay, une autre formation axée essentiellement sur la rapidité, est la seule équipe qui soit parvenue à tenir tête aux Penguins depuis le début du grand tournoi éliminatoire.

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Pour conclure ce printemps rempli de surprises, de quoi faut-il s'étonner le plus? Que les Penguins se soient forgé aussi facilement une avance de 3 à 1 en finale? Ou que Sidney Crosby (0-2-2) n'ait obtenu qu'une petite chance de marquer au cours de ces quatre premiers matchs. Qui l'eût cru?

Quant aux Sharks, qui se sont présentés en finale avec la meilleure attaque de la LNH et une rutilante moyenne de 3,5 buts par rencontre, qui aurait pu imaginer que toutes leurs vedettes offensives allaient disparaître en un claquement de doigts?

Quand la série San José-Pittsburgh s'est mise en branle, Logan Couture, Joe Pavelski et Brent Burns étaient les trois meilleurs pointeurs de la LNH. Ils le sont encore, mais ils n'ont marqué aucun filet depuis.

Même chose pour le vieux Joe Thornton, qui était le sixième marqueur de la ligue quand les Sharks ont accédé à la toute première finale de leur histoire. Même s'il est l'attaquant qui a obtenu le plus de chances de marquer parmi les joueurs des deux équipes en finale, Jumbo Joe n'a toujours pas réussi à faire bouger les cordages.

***

Quel printemps étrange!

Le trophée Conn-Smythe sera probablement remis à Matt Murray, un gardien de 22 ans qui ne comptait que 13 matchs d'expérience dans la LNH lorsque les séries se sont mises en branle.

Les quatre piliers offensifs des Sharks sont incapables de marquer, tandis que les quatre vedettes des Penguins (Crosby, Malkin, Kessel et Letang) ne revendiquent que deux maigres buts.

Pendant ce temps, le plus gros spectacle de la LNH est animé par des jeunes joueurs des Penguins comme Conor Sheary et Bryan Rust, ou par des joueurs de soutien comme Nick Bonino et Eric Fehr.

Fraîchement sortis des rangs professionnels mineurs, Sheary et Rust ne comptent même pas une saison d'expérience dans la LNH.

Depuis le début de la série, les troisième et quatrième trios des Sharks n'ont obtenu que 10 chances de marquer. Les troisième et quatrième unités des Penguins, elles, en ont généré pas moins de 23.

Les Sharks ne peuvent rivaliser avec la vitesse des Penguins ni avec leur profondeur. Pas moins de sept joueurs des Sharks (près de 40 % de leurs patineurs) n'ont même pas récolté un point depuis le début de la série, contre seulement trois joueurs du côté de Pittsburgh.

Ce sont deux tendances très lourdes qui seront difficiles à renverser par les Sharks.

Bref, si vous voulez voir la coupe, il serait peut-être préférable de ne pas rater le prochain match.

À toute épreuve, le blogue de Martin Leclerc.

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