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Concilier famille et politique, c'est possible

L'Espace-jeunesse accueille les enfants pendant les séances du conseil d'arrondissement de Verdun.

L'Espace-jeunesse accueille les enfants pendant les séances du conseil d'arrondissement de Verdun.

Photo : Courtoisie de Marie-Ève Brunet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Depuis l'année dernière, les élus de Montréal peuvent profiter d'un congé parental de 18 semaines. Si la conciliation travail-famille en politique municipale est un peu plus facile, c'est notamment grâce à la détermination d'une politicienne de Verdun. Portrait.

D'après un reportage d'Emilie Jacob Courriel à Remue-ménage

Marie-Ève Brunet, 32 ans, est la plus jeune élue de Verdun. Il est 11 heures et sa journée est bien entamée. La conseillère d'arrondissement a déjà participé à une séance de photos et a présidé la réunion de Concertation Montréal, au centre-ville. Elle doit maintenant se rendre à la mairie de l'arrondissement de Verdun pour rencontrer le maire, Jean-François Parenteau.

« Il faut se dépêcher, le maire m'attend », lance-t-elle à son arrivée à Verdun.

Son agenda se compare à celui d'un premier ministre. La mairie de Verdun est presque devenue la deuxième maison de cette conseillère engagée, qui est aussi mère de deux jeunes enfants.

« Il y a des soirées qu'on s'est fait des réunions [...] où j'avais le parc de mes enfants dans le bureau du maire et Jean-François venait me remplacer pour juste donner le biberon. »

— Une citation de  Marie-Ève Brunet, conseillère d'arrondissement

Marie-Ève Brunet est d'avis que, pour changer le monde, il faut impliquer les familles. « Si on veut plus de jeunes femmes, hommes, des pères, des mères ou des futurs parents en politique, il faut aussi de la conciliation pour eux », dit-elle.

Avec l'appui de ses collègues, elle a obtenu un congé parental de 18 semaines pour les élus municipaux du Québec. Ce dossier, elle l'a porté au même moment où elle était enceinte de sa fille. Les élus peuvent désormais bénéficier d'un temps d'arrêt dont elle n'a pas pu profiter.

« Il n'y a pas eu de retour au travail, parce qu'il n'y a pas eu d'absence au travail. Donc, en fait, cinq jours après la naissance de ma fille, je faisais des réunions par téléphone », souligne-t-elle.

Comme conseillère d'arrondissement pour l'Équipe Denis Coderre, Marie-Ève Brunet fréquente aussi régulièrement l'hôtel de ville de Montréal, tout comme son fils Antoine qui a maintenant trois ans.

Depuis avril, tous les enfants sont les bienvenus à l'hôtel de ville, puisqu'une halte-garderie est prévue lors des périodes de questions aux séances du conseil municipal. Marie-Ève a contribué à sa mise en place, de même qu'à la création de l'Espace-jeunesse, qui accueille les enfants pendant les séances du conseil d'arrondissement de Verdun.

Marie-Ève Brunet (droite) à l'Espace-jeunesse qui accueille les enfants pendant les séances du conseil d'arrondissement de VerdunAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marie-Ève Brunet (droite) à l'Espace-jeunesse qui accueille les enfants pendant les séances du conseil d'arrondissement de Verdun

Photo : Courtoisie de Marie-Ève Brunet

Une décision de couple

Si la conciliation travail-famille lui réussit bien, c'est aussi parce que la conseillère a l'appui de son conjoint.

« Mon horaire et mes désirs dans la vie font que ça fonctionne avec elle. On est capables d'arrimer nos horaires assez facilement puisque moi je suis quelqu'un qui est plus souvent à la maison, donc vraiment ça va », confirme son compagnon, Jean-Sébastien Bergeron.

Quand un parent fait de la politique, c'est toute la famille qui participe.

« C'est vraiment une décision de couple. On ne se lance pas en politique tout seul quand on a une famille, on se lance en politique un peu ensemble. Donc, on est tous impliqués à notre façon », explique Jean-Sébastien.

Marie-Ève sait qu'elle manquera toujours de temps, qu'elle ne pourra jamais tout faire et que tout ne sera pas parfait. « J'ai décidé de m'épanouir dans le déséquilibre », conclut-elle.

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