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Les industriels forestiers inquiets en l'absence d'une entente sur le bois d'oeuvre

Une usine de bois d'oeuvre

Une usine de bois d'oeuvre

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors que les négociations piétinent entre Ottawa et Washington dans le dossier du bois d'oeuvre, les industriels forestiers de la région sont de plus en plus inquiets pour l'avenir de leurs entreprises. Si le conflit s'éternise, les entreprises pourraient être contraintes à ralentir la cadence et à faire des mises à pied.

Un texte de Julie TremblayTwitterCourriel

Le président-directeur général du Groupe Lebel, Frédéric Lebel, suit avec attention l'évolution des négociations entre le Canada et les États-Unis. Son entreprise, qui compte 600 employés, exporte environ la moitié de sa production aux États-Unis. Si les deux pays n'arrivent pas à s'entendre et qu'une taxe de 25 % est imposée sur les produits canadiens qui passent la frontière, il affirme que le Groupe Lebel devra diminuer sa production :

On n'a pas les moyens de produire à perte. On n'a pas la capacité de pouvoir subventionner une perte aussi importante.

Une citation de :Frédéric Lebel, président-directeur général, Groupe Lebel

Frédéric Lebel ajoute que lors du dernier conflit sur le bois d'oeuvre, son entreprise venait de connaître des années prospères. Il y avait donc un bon fonds de roulement qui a permis de compenser les pertes pendant la durée du conflit, ce qui n'est pas le cas maintenant, selon lui.

Des employés d'une usine de bois d'oeuvreAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des employés d'une usine de bois d'oeuvre

Photo : ICI Radio-Canada

« On paie notre fibre plus cher, on a octroyé des augmentations de salaire à nos employés dans les dernières années, nos usines papetières sont peut-être moins en santé [...] donc, nos coûts de production ont augmenté. », conclut-il.

Les producteurs privés aussi inquiets

De son côté, le président de la Fédération des producteurs de bois du Québec, Pierre-Maurice Gagnon, craint aussi que le conflit sur le bois d'oeuvre ne s'éternise et ne  pénalise ainsi les producteurs privés qui vendent leur bois aux industriels :

Comment ça va être pénalisant pour les industriels, on le sait pas, mais c'est avec ce monde-là qu'on fait des affaires, pis qu'on vend notre bois, pis indirectement l'impact qu'ils vont avoir, ça va avoir un impact [sur nous].

Une citation de :Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs de bois du Québec

Pierre-Maurice Gagnon souhaite par ailleurs que les producteurs privés soient exclus des règlementations auxquelles seront soumises les industries. Il affirme que comme le bois fourni par les propriétaires privés n'est pas subventionné, les règles d'exportation devraient être ajustées en conséquence.

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