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Fleuve Saint-Laurent et industrie de la pêche : le défi des changements climatiques

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Crabe fraîchement débarqués

Crabe fraîchement débarqués

Photo : Ici.Radio-Canada.ca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’adaptation des stocks aux changements climatiques représente le plus grand défi pour l’industrie de la pêche, selon le professeur à l’Institut des Sciences de la Mer (ISMER), Jean-Claude Brêthes.

Un texte de Richard LavoieTwitterCourriel

« L'année dernière, on a battu des records de température au fond, dans les habitats de la crevette. Donc, les habitats des espèces qui aiment beaucoup l'eau froide comme les crevettes et les crabes pourraient être affectés, être réduits », explique l’océanologue.

Le professeur Jean-Claude BrêthesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le professeur Jean-Claude Brêthes

La situation est d’autant plus alarmante, que la pêche miraculeuse à la morue est chose du passé, malgré le moratoire imposé dans les années 90. L'espèce tarde à se régénérer.

L’avenir de la pêche dans nos régions repose avant tout justement sur les crustacées, crabes, crevettes et homards.

En 2008, les trois principales espèces débarquées au Québec, soit le crabe des neiges, le homard et la crevette comptaient pour 88 % de la valeur totale des débarquements. Avec des débarquements se chiffrant à 50,3 M$ (37,6 %), le crabe des neiges était la principale espèce débarquée, suivi du homard (39 M$, 29,2 %) et de la crevette (25,3 M$, 18,9 %). La pêche au poisson de fond (flétan du Groenland, morue, flétan de l'Atlantique, etc.), historiquement l'une des principales activités de pêche au Québec10, ne représentait que 8,3 % de la valeur des débarquements totaux en 2008.

Source L'industrie de la pêche au Québec, profil socio-économique 2008

Ces trois espèces constituent d’ailleurs l’essentiel du gagne-pain des pêcheurs d’aujourd’hui.

Avant ça, le crabe, on le jetait à l'eau, ça valait zéro, c'était notre pire ennemi!

René Landry, pêcheur de crabes

Le temps où les morutiers jetaient à la mer les crabes capturés par erreur dans les filets maillants n’est plus qu’un souvenir.  Le crustacé est devenu un produit vedette dans l’assiette de bien des Québécois. Sa pérennité représente donc un enjeu majeur pour les pêcheurs.

Une industrie qui a évolué

La morue victime de la surpêche a donc été remplacée, les techniques de capture ont changé et les saisons ont été écourtées.

René Landry, à l'arrivée du Denis-René au quai de RimouskiAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

René Landry, à l'arrivée du Denis-René au quai de Rimouski

Photo : Radio-Canada/Hélène Raymond

Le pêcheur René Landry a déjà terminé sa saison. Son crabier n’est plus à l’eau depuis quelques jours. « Avant, ça allait au mois de novembre, jusqu'aux glaces. On allait au début novembre, mi-novembre », rappelle-t-il.

L’industrie évolue, le métier de pêcheur aussi.

Pour Jean-Claude Brêthes, scientifiques et pêcheurs doivent se réapproprier le fleuve.

« De dire vraiment ça nous appartient et agir à différents niveaux individuel, ou collectif pour protéger ce qu'on a. Vraiment, se dire oui, ça nous appartient, il faut faire quelque chose », conclut le spécialiste. 

D’après les informations d’Isabelle Damphousse

 

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