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TransCanada dépose le premier volet de son étude d'impact pour Énergie Est

L'oléoduc Énergie Est doit permettre de transporter 1,1 million de barils de pétrole par jour.
L'oléoduc Énergie Est doit permettre de transporter 1,1 million de barils de pétrole par jour. Photo: La Presse canadienne / JONATHAN HAYWARD
La Presse canadienne

La société TransCanada a confirmé lundi le dépôt du premier volet de son étude d'impact pour son projet d'oléoduc Énergie Est exigée par le gouvernement Couillard.

Le document, dont le contenu n'a pas été dévoilé, compte 10 chapitres, mais la section d'analyse des risques technologiques, qui fait partie du chapitre de la gestion des risques d'accident, sera ajoutée une fois qu'elle sera complétée.

L'entreprise albertaine, qui n'accordait pas d'entrevues, a expliqué que cela avait été convenu avec le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC).

Des groupes écologistes avaient déjà dénoncé le caractère expéditif - six semaines - entourant la préparation de cette étude, ce qui donne l'apparence d'un préjugé favorable de Québec à l'égard du projet.

Ceux-ci affirment qu'un projet de pipeline de moindre échelle avait nécessité un délai de 15 mois pour la production d'une étude d'impact environnemental.

TransCanada souligne que les experts du Ministère pourront demander des informations additionnelles dans le cadre de l'analyse.

En avril dernier, le ministre de l'Environnement, David Heurtel, avait annoncé que le promoteur d'Énergie Est se conformerait à la Loi sur la qualité de l'environnement (LQE) du Québec en déposant un avis de projet ainsi qu'une étude d'impact, ce lundi.

En contrepartie, le gouvernement Couillard renonçait à son recours devant les tribunaux pour forcer l'entreprise à le faire.

Selon des documents du MDDELCC récemment envoyés à TransCanada, les audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), actuellement suspendues, pourraient reprendre en octobre.

Énergie Est vise à acheminer quotidiennement sur une distance de 4600 kilomètres 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Au Québec, on prévoit 625 kilomètres de canalisations qui traverseront d'importants cours d'eau, en plus de passer dans 65 municipalités.

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