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Le mur États-Unis-Mexique en 15 images

Christian Latreille

L'immigration est un sujet controversé de la campagne présidentielle américaine. Le candidat républicain Donald Trump promet notamment de bâtir un mur plus haut et plus long entre les États-Unis et le Mexique. Nous sommes allés voir ce fameux mur.

Un photoreportage de Marcel CalfatTwitterCourriel et Christian LatreilleTwitterCourriel

Le fondateur des Anges de la frontière, Enrique MoronesLe fondateur des Anges de la frontière, Enrique Morones Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Le mur entre les deux pays se construit par étapes. Le fondateur de l'association des Anges de la frontière, Enrique Morones, montre deux générations de murs. La première atteint trois mètres et a été fabriquée sous Bill Clinton avec de la tôle recyclée de la guerre du Vietnam. La deuxième, d'environ cinq mètres de hauteur, a été construite sous George W. Bush.


Le fondateur des Anges de la frontière, Enrique MoronesLe fondateur des Anges de la frontière, Enrique Morones Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Derrière Enrique Morones, une brèche dans le mur. En fait, le mur n'est pas uniforme et ne s'étend que sur 1120 km des 3200 km de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Plus souvent une montagne, une rivière ou un désert séparent les deux pays.


Un panneau bilingue avertit les gens de ne pas traverser la frontière entre les États-Unis et le Mexique, sauf aux postes frontaliers. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Un panneau bilingue accueille les clandestins : « Il est illégal de traverser la frontière internationale ailleurs qu'aux ports d'entrée ». Un homme averti...


Le Mexique vu à travers un trou dans le mur qui sépare ce pays des États-Unis. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Le Mexique vu à travers un trou dans le mur.


Des bénévoles des Anges de la frontière déposent des bouteilles d'eau pour aider ceux qui doivent survivre dans le désert après avoir franchi le mur.Des bénévoles des Anges de la frontière Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Après le mur, le désert. Les bénévoles des Anges de la frontière, un groupe né en 1986, déposent des bouteilles d'eau pour aider ceux qui doivent survivre dans le désert aride après avoir franchi le mur.


Les clandestins attachent des morceaux d'étoffe sous leurs souliers pour ne pas laisser de traces. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Les clandestins attachent des morceaux d'étoffe sous leurs souliers pour éviter de laisser des traces de pas facilement détectables par les gardes-frontières.


La région de San Diego-Tijuana comprend un des systèmes de sécurité les plus sophistiqués le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

La zone de San Diego-Tijuana comprend un des systèmes de sécurité les plus sophistiqués le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.


Des barbelés pour empêcher les gens de traverser le mur entre les États-Unis et le Mexique. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Mur, clôture, caméras, détecteurs et barbelés. Il y a aussi les patrouilleurs qui surveillent continuellement le mur. Malgré tout cet arsenal, de nombreux immigrants réussissent à passer illégalement chaque semaine.


Les clandestins parviennent à percer le mur États-Unis-Mexique avec des scies métalliques. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Les clandestins parviennent à percer le mur avec des scies mécaniques. Selon les gardes-frontières, seulement 30 % des clandestins qui tentent d'entrer illégalement au pays se font prendre. « On fait du mieux qu'on peut, avec ce qu'on nous donne », dira l'un d'eux.


Le vice-président du syndicat des gardes-frontières, Terence ShiggLe vice-président du syndicat des gardes-frontières, Terence Shigg Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Le syndicat des gardes-frontières a appuyé le candidat Donald Trump. Le vice-président, Terence Shigg, apporte des nuances à la position de Trump sur l'immigration. Le candidat républicain propose notamment de déporter les quelque 11 millions de sans-papiers qui se trouvent aux États-Unis. Selon Terence Shigg, la déportation massive n'est pas la solution; il faut plus de gens pour traiter les demandes d'asile, plus de juges en immigration, plus de centres de détention.


Christopher Harris, du syndicat des gardes-frontières, se tient du côté américain de la frontière.Christopher Harris, du syndicat des gardes-frontières Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Christopher Harris, du syndicat des gardes-frontières, se tient du côté américain de la frontière. À quelques pas de là, il a tué un clandestin; un douloureux souvenir qui le hante encore. Il aime citer une ancienne patronne : « Montrez-moi un mur de 15 pieds, et je vous montrerai une échelle de 16 pieds ».


Un cimetière pour les personnes mortes en tentant d'entrer illégalement aux États-Unis. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

On estime à près de 11 000 le nombre de personnes mortes depuis 1994 en tentant d'entrer illégalement aux États-Unis. Plusieurs centaines d'entre elles sont enterrées ici, dans ce cimetière de fortune.


Des morts anonymes dans un cimetière de fortune aménagé pour ceux qui ont péri en tenant d'enter illégalement aux États-Unis. Photo : ICI Radio-Canada/Marcel Calfat

Les corps de nombreuses personnes n'ont pas été réclamés. Elles restent donc anonymes. Des « John Doe », comme l'indique l'inscription sur la pierre. C'est pour éviter que les victimes ne tombent dans l'oubli que les Anges de la frontière entretiennent régulièrement le cimetière.

Walfred a traversé la frontière Mexique-États-Unis illégalement pour rejoindre sa mère.Walfred Photo : ICI Radio-Canada/Christian Latreille

Jeune enfant, Walfred a été abandonné au Guatemala par sa mère, qui a tenté sa chance aux États-Unis. Après quatre ans d'attente, il a réussi à franchir la frontière illégalement pour la rejoindre. Pour le moment, il est protégé par un décret présidentiel signé par Barack Obama en 2012.


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Walfred en compagnie de sa mère Photo : ICI Radio-Canada/Christian Latreille

Walfred et sa mère connaissent des jours plus heureux. Elle gère une petite entreprise d'entretien ménager, tout en vivant dans la clandestinité. Un sacrifice qu'elle accepte volontiers pour être avec son seul enfant.

Je ne veux pas vivre avec un mur entre nous.

La mère de Walfred

Avec la collaboration de Sylvain Richard

International