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Pêche du maquereau : des environnementalistes dénoncent la hausse des quotas 

Des maquereaux.

Des maquereaux.

Photo : Gurcan Ozturk/AFP/Getty Images

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des écologistes de la Nouvelle-Écosse dénoncent le quota pour la pêche au maquereau dans la région de l'Atlantique qu'ils jugent trop élevé.

Cette année, la limite permise est de 8000 tonnes, mais l'an dernier, les pêcheurs ont sorti seulement la moitié de ce volume des eaux de l'Atlantique.

Dans un rapport publié en 2014, des scientifiques de Pêches et Océans Canada recommandaient que le quota annuel reste en-dessous de 800 tonnes pour assurer la régénération de l'espèce.

C'est dix fois moins que la limite actuelle.

Le Sécretariat canadien de consultation scientifique relevait dans son rapport que la biomasse de maquereau se retrouve à un niveau dangereusement bas malgré l'abaissement significatif des quotas ces dernières années.

Le Centre d'action écologique d'Halifax remet donc en question le nouveau quota de pêche au maquereau fixé par le gouvernement du Canada.

Kate Schleit, du Centre d'action écologique d'HalifaxAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kate Schleit, du Centre d'action écologique d'Halifax

Photo : CBC

La coordonnatrice des services maritimes, Katie Schleit, croit qu'il faudrait prendre au sérieux les recommandations des scientifiques.

« Nous comprenons que c'est une situation difficile pour les pêcheurs, mais on doit suivre la science. Les pêcheurs n'ont même pas trouvé le quota l'an dernier, ça nous dit que c'est une situation très grave », affirme-t-elle.

Kathy Schleit rappelle qu'il s'agit d'un poisson important pour l'écosystème. Les requins, les baleines et les thons s'en nourrissent.

Ce poisson nourrit aussi l'économie, parce qu'il sert d'appât pour la pêche commerciale.

Mais le problème en Atlantique, c'est que la surpêche du maquereau menace sa population.

Le centre d'Action écologique recommande donc de diminuer le quota au maximum.

Le ministre prêt à écouter

Nouvellement arrivé au portefeuille des Pêches, le ministre fédéral Dominic LeBlanc dit ne pas avoir eu le temps de se renseigner sur ce dossier. Il précise toutefois que comme ministre, il sera porté à suivre les avis scientifiques.

« Je peux vous dire que les décisions que j'ai l'intention de prendre seront animées par des avis scientifiques indépendants, aussi par des interactions avec les pêcheurs eux-mêmes. »

Le Centre d'action écologique prédit que le plafond de 8000 tonnes ne sera jamais atteint. Kathy Schleit pense que c'est une quantité de poisson que l'on n'arrivera même pas à pêcher tellement les populations de l'espèce ont diminué.

D'après les informations de Stéphanie Blanchet et de Michèle Brideau

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Acadie