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Une campagne contre l'exploitation sexuelle lancée à quelques jours du Grand Prix

La ministre Lise Thériault a aidé à lancer la campagne contre l'exploitation sexuelle durant le Grand Prix de Montréal.

La ministre Lise Thériault a aidé à lancer la campagne contre l'exploitation sexuelle durant le Grand Prix de Montréal.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

La Presse canadienne

À quelques jours du week-end du Grand Prix du Canada, à Montréal, divers organismes mettent les gens en garde contre l'exploitation sexuelle qui y a lieu avec une campagne de sensibilisation pour les touristes et la population.

La campagne « Acheter du sexe n'est pas un sport » a été lancée mercredi à Montréal par divers groupes, dont le Phare des Affranchi(e)s, le Y des femmes de Montréal et la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle.

« Il est possible de réserver tout type de service sexuel en ligne pour cette fin de semaine du Grand Prix », a affirmé Nathalie Khlat, présidente et cofondatrice du Phare.

Avec chaque grand événement sportif vient une augmentation de l'exploitation sexuelle.

Nathalie Khlat, présidente et cofondatrice du Phare

L'an dernier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait indiqué être bien au courant qu'il y avait une augmentation de la prostitution en raison de la grande quantité de touristes en ville pendant ce week-end. Une brigade spécialisée a patrouillé en 2015 dans les clubs de danseuses, les hôtels, les salons de massage ainsi que les sites reliés aux festivités du Grand Prix.

Cet achalandage qui entraîne une demande accrue pour des services sexuels a aussi été constaté sur le terrain par les divers groupes qui travaillent contre l'exploitation sexuelle.

Une aide financière de Québec

La ministre québécoise responsable de la Condition féminine, Lise Thériault, était présente au lancement afin d'annoncer une aide financière de 30 000 $ pour organiser la campagne.

L'exploitation sexuelle est inacceptable au sein d'une société comme la nôtre, qui défend les valeurs de justice et d'égalité entre les femmes et les hommes.

Lise Thériault, ministre responsable de la Condition féminine

La ministre, qui dénonce cette forme de violence dirigée particulièrement contre les femmes et les adolescentes, a rappelé l'importance d'une telle campagne. « C'est pourquoi différents organismes qui viennent en aide aux victimes de la prostitution insistent sur l'importance de cibler les clients potentiels dans les efforts de sensibilisation et de prévention de l'exploitation sexuelle, comme c'est le cas avec la campagne lancée aujourd'hui », a-t-elle affirmé.

La campagne a pour but de lutter contre la banalisation de l'exploitation sexuelle au Québec et particulièrement celle des mineures pendant les événements sportifs d'envergure.

« Contribuer au commerce du sexe ne devrait pas être considéré comme un divertissement accepté ou correct », a souligné Nathalie Khlat.

Depuis mardi, 40 panneaux sont ou seront apposés sur des autobus de la ville et 20 le seront en bordure des autoroutes et des grandes artères de la métropole. Un camion publicitaire lumineux défilera aussi près des rues Sainte-Catherine et Crescent, au centre-ville de Montréal, deux endroits névralgiques des festivités.

La campagne battra aussi son plein sur les médias sociaux, indique le Phare des Affranchi(e)s. Plusieurs personnalités ont accepté de promouvoir le slogan en prêtant leur image à la cause : on voit notamment sur la page Facebook du site le comédien Yvan Ponton et l'auteure Janie Duquette tenant une affiche arborant le slogan de la campagne.

Le Grand Prix du Canada aura lieu à Montréal du 10 au 12 juin.

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