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Crise économique à Terre-Neuve : 3 hommes qui redonnent espoir

La ville de Bonavista, à Terre-Neuve

Photo : ICI Radio-Canada/Sophie Langlois

Radio-Canada

2e de 2 - La crise du pétrole frappe de plein fouet Terre-Neuve-et-Labrador, mais les régions qui ont diversifié leur économie résistent mieux à la tempête. Voici trois hommes d'affaires qui créent des emplois et de l'espoir sur la péninsule de Bonavista.

Un texte de Sophie LangloisTwitterCourriel

La rénovation de maisons patrimoniales

John Norman devant une grange patrimoniale qu'il va rénover.

John Norman, propriétaire de Bonavista Living et président de la Chambre de commerce de Bonavista, devant une grange patrimoniale qu'il va rénover

Photo : ICI Radio-Canada/Sophie Langlois

L'homme d'affaires de 30 ans ne voudrait vivre nulle part ailleurs que dans sa ville natale, Bonavista, un des plus vieux sites d'Amérique du Nord. C'est ici que John Cabot a débarqué en 1497.

Bonavista, qui compte encore plus de 1000 bâtiments historiques, a misé sur cet héritage unique pour diversifier son économie.

La péninsule de Bonavista

La péninsule de Bonavista

Photo : ICI Radio-Canada

John Norman achète et rénove des maisons patrimoniales dans le but d'attirer de nouveaux résidents et de freiner le déclin démographique de sa région.

On les vend à n'importe qui, mais j'essaie d'attirer des acheteurs qui veulent vivre ici 12 mois par année.

John Norman

« Se définir comme une ville patrimoniale, ç'a été très bénéfique. On n'a pas misé sur un gros projet de 20 ou 30 millions de dollars, mais sur des projets de 2 ou 3 millions, investis dans le théâtre, dans un autre édifice historique converti, l'aménagement des rues, des pistes cyclables, des petits parcs, des trottoirs, des choses qui améliorent la qualité de vie », explique John Norman.


Des tours d'observation des baleines

Robert Bartlett, propriétaire de Trinity Eco Tours, sur la péninsule de Bonavista

Robert Bartlett, propriétaire de Trinity Eco Tours, dans la péninsule de Bonavista

Photo : ICI Radio-Canada/Sophie Langlois

Cet amoureux de la mer a beaucoup travaillé sur des sites pétroliers, à Terre-Neuve-et-Labrador et en Alberta. Il y a trois ans, il a transformé sa maison en gîte touristique à Trinity, acheté trois bateaux et lancé une entreprise de tours d'observation des baleines et des icebergs.

Il dépend encore de ses contrats avec les pétrolières, car il ne vit du tourisme que deux à trois mois par année.

C'est difficile parce que la saison est courte. On doit l'étirer, on doit développer des activités complémentaires. Il y a encore beaucoup à faire.

Robert Bartlett

Un complexe touristique

John Fisher devant l'entrée du centre des John Fisher, copropriétaire du Fisher’s Loft, à Port Rexton

John Fisher, copropriétaire du Fisher’s Loft, à Port Rexton

Photo : ICI Radio-Canada/Sophie Langlois

Fatigués par le stress de la vie à Toronto, John Fisher et sa femme ont déménagé avec leurs jeunes fils à Port Rexton, sur la péninsule de Bonavista, il y a 25 ans.

Leur gîte du passant s'est tranquillement transformé en auberge haut de gamme. Puis s'est ajouté un centre des congrès, doublé d'une galerie d'art.

Ils sont maintenant ouverts sept à huit mois par année. Les 40 employés de l'hôtel ont des salaires qui leur permettent de vivre de ces revenus 12 mois par année. « On a un personnel merveilleux. C'est le meilleur groupe d'employés que je n'ai jamais eu. Ils sont très travaillants et vraiment intéressés aux gens qui viennent de l'extérieur », souligne John Fisher.

Notre approche est plus philosophique que commerciale. On veut être utile à l'économie de Terre-Neuve-et-Labrador. On sent que notre mission est de fournir de bons emplois, et ce n'est pas qu'un discours.

John Fisher

Voici le premier article de Sophie Langlois sur la crise économique à Terre-Neuve-et-Labrador.

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