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L'UNICEF s'inquiète pour les 20 000 enfants de Falloujah

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Les forces irakiennes se dirigent vers Falloujah.

Photo : Thaier Al-Sudani / Reuters

Associated Press
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'UNICEF, l'agence onusienne de l'enfance, demande aux belligérants qui se disputent le contrôle de la ville de Falloujah, en Irak, d'épargner la vie des enfants, les plus vulnérables des dizaines de milliers de civils qui se retrouvent pris au piège par les affrontements.

Appuyées par les frappes aériennes de la coalition américaine et par des forces paramilitaires composées essentiellement de milices chiites, les forces du gouvernement irakien ont lancé il y a plus d'une semaine une vaste opération militaire pour reprendre Falloujah, qui est sous l'emprise du groupe armé État islamique depuis plus de deux ans.

Les forces irakiennes ont tout d'abord pris le contrôle des villes et villages autour de Falloujah, avant d'entrer dans la banlieue sud de la ville il y a quelques jours. Quelque 50 000 personnes seraient maintenant prisonnières de cette ville majoritairement chiite, qui se trouve à environ 65 kilomètres à l'ouest de Bagdad.

En entrevue à RDI, la chef des opérations pour UNICEF-Irak, Pernille Ironside, a expliqué qu'il n'y a aucun accès sécuritaire à la population pour fournir de l'eau potable, de la nourriture, des soins médicaux. 

L'UNICEF estime qu'environ 20 000 enfants sont coincés dans la ville, avec leurs familles. L'agence onusienne s'inquiète d'une situation humanitaire catastrophique et craint que les enfants ne soient contraints de combattre aux côtés des djihadistes.

« Il y a un grand risque qu'ils soient utilisés en tant que combattants et aussi comme une sorte de bouclier humain entre les forces qui sont en train de se battre », prévient Pernille Ironside.

Sur le terrain, les forces spéciales irakiennes poursuivent leur incursion dans la ville depuis le sud, a dit le brigadier Haier Al-Obeidi, qui commande les forces antiterroristes d'élite. Il a dit que les affrontements de mercredi sont « féroces » et prévenu que les soldats irakiens rencontrent une résistance farouche de la part des djihadistes.

État islamique, le règne de la terreur

Falloujah a été la première grande ville irakienne à tomber entre les mains du groupe armé État islamique. Elle est maintenant la dernière grande zone urbaine encore contrôlée par les djihadistes dans l'ouest du pays. Les militants sunnites contrôlent aussi Mossoul, la deuxième plus grande ville d'Irak, dans le nord du pays, et des villes et territoires éparpillés dans l'ouest et le nord.

Les combats pour Falloujah risquent d'être longs, puisque les djihadistes ont eu deux ans pour s'y enraciner. Des bombes auraient été cachées à travers la ville et la présence de civils limitera le recours aux frappes aériennes.

Par ailleurs, l'ONU a annoncé mercredi que la violence a tué au moins 867 Irakiens en mai, soit une hausse par rapport au mois précédent. La mission onusienne en Irak (UNAMI) révèle dans son rapport mensuel qu'on compte 468 civils parmi les victimes, tandis que les autres étaient des membres des forces de l'ordre. On déplorait 741 Irakiens tués en avril.

C'est à Bagdad que le bilan a été le plus lourd en mai, avec 267 civils tués.

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