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Circulation : des policiers qui coûtent cher

Des policiers surveillent la circulation en raison des travaux de fermeture de la rue Saint-Jacques.

Des policiers surveillent la circulation en raison des travaux de fermeture de la rue Saint-Jacques.

Photo : Julie Marceau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'opposition à l'Hôtel de Ville de Montréal dénonce l'utilisation de policiers pour gérer la circulation dans les rues. Selon Projet Montréal, il s'agit d'un gaspillage de fonds publics qui fait perdre des millions de dollars aux contribuables chaque année.

Un texte de René Saint-LouisTwitterCourriel

Il y aura cet été 400 chantiers à Montréal. Ce sont eux qui font exploser les coûts, car contrairement à d'autres grandes villes nord-américaines, ce sont des policiers qui y gèrent la circulation.

Le vice-président de la Commission de la sécurité publique de Montréal, Alex Norris, qui est conseiller municipal du district Jeanne-Mance pour Projet Montréal, estime que d'autres façons de faire, moins chères, existent.

C'est un gaspillage de ressources qui est inexcusable. Si, à Vancouver, on peut payer de 22 à 26 dollars de l'heure pour gérer la circulation aux chantiers, comment se fait-il que nous payions 60 dollars de l'heure pour les mêmes tâches?

Une citation de :Alex Norris, vice-président de la Commission de la sécurité publique de Montréal et conseiller municipal du district Jeanne-Mance pour Projet Montréal

Des solutions connues...

Dans d'autres villes, et même sur les chantiers de Transport Québec, ce sont des civils qui font la circulation.

À Montréal, ce sont des policiers et la tâche doit être accomplie à l'extérieur de leurs heures régulières, donc en heures supplémentaires. Résultat : de 2014 à 2015, le coût de la gestion de la circulation est passé de 4 à 8 millions de dollars.

Mettre un signaleur civil nécessite l'accord du syndicat des policiers qui sont depuis un an et demi en négociations pour le renouvellement de leur convention collective.

Alex Norris, vice-président de la Commission de la sécurité publique de Montréal et conseiller municipal du district Jeanne-Mance pour Projet Montréal.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Alex Norris, vice-président de la Commission de la sécurité publique de Montréal et conseiller municipal du district Jeanne-Mance pour Projet Montréal.

Photo : René Saint-Louis

Projet Montréal estime que, en attendant la fin des négociations entre la Ville et la Fraternité des policiers de Montréal, l'administration Coderre aurait pu prendre des mesures pour diminuer les coûts.

Les feux de circulation intelligents, la synchronisation des feux, ne semblent pas prioritaires pour l'administration. Et nous trouvons que c'est un gaspillage monumental d'expertise, de ressources et de temps pour les policiers qui sont surqualifiés pour faire la circulation.

Une citation de :Alex Norris, vice-président de la Commission de la sécurité publique de Montréal et conseiller municipal du district Jeanne-Mance pour Projet Montréal

Réaction de la ville

Le syndicat des policiers n'a pas voulu commenter le dossier. La Fraternité des policiers de Montréal dit qu'elle ne veut pas négocier sur la place publique.

Le responsable des infrastructures au comité exécutif, Lionel Perez, soutient de son côté que la Ville a les mains liées.

Il y a des décisions qui ont été prises par des administrations antérieures comme quoi ce rôle devait être tenu par des policiers, et c'est une obligation en vertu de nos ententes de relations de travail. Le maire et le directeur du SPVM ont déjà fait savoir qu'ils voulaient revoir cet enjeu-là.

Une citation de :Lionel Perez, responsable des infrastructures au comité exécutif, membre de l'Équipe Denis Coderre

Une situation pire à Toronto

La Ville de Toronto a déboursé 25 millions de dollars l'an dernier en honoraires pour ses policiers responsables de la circulation. Le comité exécutif du maire John Tory a donc adopté une motion pour demander au gouvernement provincial d'amender le Code de la route. Une telle requête n'est pas nécessaire au Québec.

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