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L'État islamique contre-attaque à Falloujah

Des véhicules de l'armée irakienne

Les Forces irakiennes font face à une contre-attaque du groupe armé État islamique à Falloujah.

Photo : Thaier Al-Sudani / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les combattants du groupe armé État islamique (EI) ont contre-attaqué mardi après l'assaut donné la veille par l'armée irakienne sur le sud de Falloujah, a-t-on appris auprès d'officiers des forces gouvernementales.

Les troupes de la force de réaction rapide de l'armée irakienne ont stoppé leur avancée à environ 500 mètres du quartier de Chouhada, le secteur le plus densément construit du sud-est de la ville, ont dit un commandant de l'armée et un officier.

« Nos forces se sont retrouvées sous un feu nourri; elles sont bien protégées dans des tranchées et des tunnels », a dit le commandant qui s'exprimait au camp Tarik, base arrière des troupes gouvernementales au sud de Falloujah, bastion djihadiste situé à une soixantaine de kilomètres à l'est de Bagdad, la capitale irakienne.

Un membre du personnel du principal hôpital de Falloujah dit avoir été informé de la mort de 32 civils tués lundi. Ce bilan n'a pas pu être confirmé par une seconde source.

D'autres sources médicales ont fait état d'une cinquantaine de morts, 30 civils et 20 combattants, au cours de la première semaine de l'offensive.

Selon le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, 3700 personnes ont quitté Falloujah au cours de la semaine écoulée. L'agence dit également avoir reçu des renseignements selon lesquels des civils sont utilisés comme boucliers humains par l'EI.

« Des renseignements que nous avons reçus font état de victimes parmi les habitants du centre de la ville de Falloujah, dont sept membres d'une même famille, le 28 mai. On nous a également dit que plusieurs personnes étaient utilisées comme boucliers humains par l'État islamique », a déclaré William Spindler lors d'un point presse.

État islamique, le règne de la terreur

L'armée irakienne, soutenue par des miliciens chiites, a lancé le 23 mai son opération de reconquête de Falloujah tout d'abord en resserrant son étau autour de la ville, puis en passant directement à l'offensive.

En janvier 2014, Falloujah a été la première ville irakienne à tomber sous le contrôle des djihadistes, six mois avant que ces derniers proclament l'avènement d'un califat dans le nord et l'ouest de l'Irak ainsi qu'en Syrie. Falloujah est la deuxième ville d'Irak toujours sous le contrôle de l'EI après Mossoul, dont la population, avant le conflit, avoisinait les deux millions d'habitants.

Risque de crise humanitaire

Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) lance une mise en garde contre les risques d'une « catastrophe humanitaire » dans la ville de Falloujah, que les forces irakiennes tentent de reprendre à l'EI, rapporte l'AFP.

Le secrétaire général de l'ONG Jan Egeland a réitéré sa demande de mettre en place des couloirs sécurisés afin de permettre aux quelque 50 000 civils coincés dans la ville, située à 50 km à l'ouest de Bagdad, de fuir les combats. « Les belligérants doivent garantir aux civils une sortie sécurisée dès maintenant, avant qu'il ne soit trop tard et que plus de vies soient perdues », a-t-il affirmé.

« Une catastrophe humanitaire se profile à Falloujah, des familles sont prises au piège entre les belligérants sans possibilité de sortir en sécurité. » Une seule famille aurait réussi à quitter le centre-ville de ce bastion djihadiste depuis le début de l'offensive de l'armée irakienne, selon le NRC. « Il n'y a pas assez d'eau potable [pour tout le monde] et la situation va vite s'aggraver avec l'été qui arrive et des températures qui vont probablement atteindre 50 degrés Celsius », a déclaré Jan Egeland.

D'après AFP

Les peshmerga [combattants kurdes] ont lancé dimanche une attaque pour chasser les djihadistes d'une poignée de localités situées à une vingtaine de kilomètres à l'est de Mossoul, de manière à accentuer la pression sur l'EI et à préparer un assaut de la ville. Ils ont dit lundi s'être emparés de plusieurs villages dans ce secteur.

Le premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, espère reprendre Mossoul d'ici la fin de l'année et mettre ainsi fin à toute présence significative du groupe armé État islamique en territoire irakien.

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