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Des péquistes proposent de solliciter une nouvelle offre constitutionnelle du Canada

De gauche à droite : les députés péquistes Mireille Jean, Alain Therrien et Nicolas Marceau, la présidente du Bloc québécois Catherine Fournier et le militant péquiste Louis Lyonnais.

De gauche à droite : les députés péquistes Mireille Jean, Alain Therrien et Nicolas Marceau, la présidente du Bloc québécois Catherine Fournier et le militant péquiste Louis Lyonnais.

Radio-Canada

Un groupe d'indépendantistes mené par l'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau s'immisce dans la course à la direction du Parti québécois en proposant une nouvelle approche visant à sortir du statu quo constitutionnel.

Ils proposent qu'un futur gouvernement péquiste organise un référendum en 2021 pour demander aux Québécois s'ils appuient l'indépendance de la province ou une hypothétique offre de fédéralisme renouvelé qu'un gouvernement péquiste tenterait d'obtenir.

Selon M. Marceau, deux secrétariats distincts devraient ainsi être créés au lendemain d'une victoire de la formation souverainiste à l'élection de 2018; l'un se consacrerait à la souveraineté, l'autre au fédéralisme renouvelé.

Ce dernier serait dirigé par un « négociateur crédible » croyant à cette option, et qui s'appliquerait pendant trois ans à convaincre Ottawa et les autres provinces de soumettre une nouvelle proposition constitutionnelle au Québec.

Au terme de ces trois ans, les Québécois seraient ainsi interrogés sur les deux options, en présumant que le reste du Canada veuille soumettre une offre de fédéralisme renouvelé. À défaut d'une telle offre fédérale, a précisé M. Marceau, les Québécois devraient choisir entre l'indépendance et le statu quo.

Nous croyons que le prochain chef du Parti québécois doit écarter l'approche du référendum classique, mais miser plutôt sur une consultation populaire qui prendrait acte du désir de changement des citoyens.

Nicolas Marceau, député du Parti québécois

Cette proposition a été développée par l'ex-candidate du Bloc québécois Catherine Fournier et un militant péquiste de la circonscription de Bourget, Louis Lyonnais. Outre M. Marceau, elle est appuyée par les députés de Chicoutimi et de Sanguinet, Mireille Jean et Alain Therrien.

Selon Mme Fournier, trois groupes distincts se forment lorsqu'il est question de l'avenir constitutionnel du Québec : le groupe le plus nombreux souhaite un fédéralisme renouvelé, suivi par ceux qui veulent l'indépendance et enfin, « loin derrière », dit-elle, ceux qui appuient le statu quo.

Une démarche proposant un référendum entre les deux options les plus populaires pourrait, selon elle, créer une jonction entre les souverainistes et les nationalistes, et ainsi faire barrage au Parti libéral de Philippe Couillard.

Nicolas Marceau a ajouté à ce sujet que la Coalition avenir Québec, qui se définit comme nationaliste, ne peut réaliser cette jonction, car elle est incapable de porter les voix des souverainistes dans le débat et qu'elle ne bénéficie pas du rapport de force nécessaire pour négocier avec le Canada.

L'ex-ministre des Finances assure que « bien qu'il reconnaîtra une légitimité au Canada réformé, le Parti québécois devra être clair sur le fait qu'il priorisera toujours l'indépendance et pour que ce soit cette option qui sera choisie par les Québécois ».

M. Marceau a souligné que les propositions des quatre candidats déclarés à la direction du Parti québécois « ne satisfont pas » les membres de son groupe à l'heure actuelle. Aucun d'entre eux ne s'est d'ailleurs prononcé jusqu'ici, a-t-il noté.

Celui ou celle qui reprendrait la proposition du groupe « accumulera beaucoup de points dans notre classement », a-t-il ajouté.

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