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Un chien au Service de police de Sherbrooke pour réconforter les victimes à la cour

Le Parti vert présente sa plateforme électorale en vue des élections provinciales de septembre 2019.

Radio-Canada

Les jeunes victimes d'une agression auront un nouvel allié au Service de police de Sherbrooke (SPS). Kanak, un labrador noir, aura le mandat de les suivre tout au long du processus judiciaire.

Les policiers américains ont l'habitude depuis 25 ans d'utiliser des chiens pour accompagner à la cour les jeunes victimes d'agression physique ou sexuelle, mais il s'agit d'une première parmi les corps policiers au Québec.

Le Code criminel canadien permet à un juge d'autoriser les victimes mineures ou vulnérables à choisir une personne de confiance pour les accompagner à la cour. Kanak et l'un de ses maîtres pourront ainsi appuyer la victime à toutes les étapes du processus judiciaire. L'objectif est de lui procurer, entre autres, un « sentiment de sécurité » devant son agresseur, selon le SPS.

« Cette pratique aide les victimes à calmer leur anxiété et allège grandement le processus judiciaire », estime la détective Mélanie Bédard.

Cette dernière agira comme maître-détective avec deux de ses collègues. Tous les maîtres-chiens ont reçu une formation auprès de la Fondation Mira, qui leur a également fourni le chien.

Une approche plus humaine

Depuis l'automne dernier, Mélanie Bédard est affectée aux dossiers jeunesse. Rapidement, l'idée d'avoir un chien pour calmer les jeunes victimes a germé. 

« Je trouvais que c'était inconcevable, moi qui suis mère de famille, qu'on demande à un enfant qui a été abusé, de venir au poste de police. Ce n'est pas l'endroit le plus accueillant, le plus chaleureux », explique-t-elle.

De raconter en détail des détails gênants de ce qui s'est passé et de le faire seul, je trouvais que l'approche manquait d'humanité, de chaleur, de compassion. Quand j'ai lu un article sur le sujet, je me suis dit c'est ça que ça nous prend.

Mélanie Bédard, maître-détective

Il est interdit aux policiers de prendre un enfant dans leurs bras, pour les consoler. Le chien, souligne Mélanie Bédard, permet aussi aux petites victimes de recevoir de l'affection, dans les moments difficiles.

L'idée de former un chien en soutien aux jeunes témoins reste néanmoins assez nouvelle au Canada. Seuls 13 chiens ont été formés à cette fin au pays contre 103 aux États-Unis. 

Kanak, la nouvelle recrue du Service de police de Sherbrooke

Kanak, la nouvelle recue du Service de police de Sherbrooke

Photo : ICI Estrie

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