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Grassy Narrows : la décontamination des cours d'eau possible

Grassy Narrows - Le mercure de la discorde et la santé des résidents déjà 50 ans

Grassy Narrows - Le mercure de la discorde et la santé des résidents déjà 50 ans

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Il serait possible de décontaminer les lacs et les rivières du système English-Wabigoon, selon une nouvelle étude publiée aujourd'hui.

Le réseau hydrographique du nord-ouest de l'Ontario a été contaminé, il y a 50 ans, par une usine de pâtes et papiers de Dryden qui y a déversé plusieurs produits chimiques dans les années 1960 et 1970. Depuis, la communauté autochtone Grassy Narrows subit les conséquences.

En juin dernier, des tests ont révélé que les niveaux de mercure étaient toujours jusqu'à 20 fois supérieurs à la norme.

John Rudd, un des chercheurs, a pris part à une étude semblable dans les années 1980. Même si son équipe de recherche de l'époque avait recommandé à la province de décontaminer les lieux, rien n'a été fait, affirme-t-il.

« C'est très frustrant. Nous avons fait ces mêmes recommandations il y a 30 ans, mais notre rapport a été laissé sur des tablettes », affirme-t-il.

Les coûts de cette décontamination pourraient s'élever à plusieurs dizaines de millions de dollars, estime-t-il. Mais il rappelle qu'elle pourrait sauver des vies.

Sérieux problèmes de santé

La contamination prolongée a forcé l'arrêt de la pêche commerciale à la Première Nation Grassy Narrows. Sans épicerie locale, les résidents ont dû poursuivre la pêche locale pour se nourrir.

La santé de plusieurs d'entre eux a rapidement dépéri. C'est le cas de Calvin Kokopenace, qui est mort en 2014, à l'âge de 17 ans.

« Il était très malade après un empoisonnement au mercure. Ses muscles se détérioraient et il a dû être alité rapidement », souligne san tante, Lorenda Kokopenace.

La Province en désaccord

La province est toutefois en désaccord avec les résultats de l'étude. Le ministère de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique soutient qu'il n'y a « pas de preuves que le niveau de mercure est assez élevé pour pouvoir le retirer de la nature », a dit Gary Wheeler dans un courriel adressé à CBC.

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