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Le Nouveau-Brunswick doit améliorer l'accès à l'avortement, selon des féministes

Sylvie Morin, présidente du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick

Photo : ICI Radio-Canada/Bernard LeBel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick réclame des services d'avortements hospitaliers dans les grands centres de la province.

Un texte de Bernard LeBelTwitterCourriel

Depuis janvier 2015, les femmes au Nouveau-Brunswick peuvent obtenir un avortement dans la province comme n'importe quel autre service médical, mais la procédure est seulement offerte dans les deux hôpitaux de Moncton et à celui de Bathurst.

Dans le nord de la province, les femmes qui souhaitent obtenir le service doivent dans certains cas parcourir une longue distance pour se rendre l'Hôpital régional Chaleur. Des femmes préfèrent donc se rendre dans un hôpital ou dans une clinique plus près au Québec.

La situation est inacceptable, estime le Regroupement féministe. « Quand on parle d'une jeune femme, d'une femme qui n'a pas accès à une voiture, d'une femme plus défavorisée, ça peut être très compliqué de trouver les moyens », affirme Sylvie Morin, présidente de l'organisme.

Mme Morin comprend mal pourquoi dans le sud de la province les services d'avortement sont seulement offerts dans les deux hôpitaux de Moncton. Les féministes réclament une meilleure répartition des services.

« Les femmes de Saint-Jean et Fredericton avec les statistiques qu'on a, ont démontré qu'elles avaient besoin de ces services-là dans leur région. Et l'évaluation devrait se faire telle que promise », ajoute Sylvie Morin.

Pas de changement en vue, selon le ministre

Pour le moment, le ministre de la Santé est satisfait des services existants. « La capacité avec les trois centres que nous avons jusqu'à [présent], moi, je n'ai pas entendu que ça été un problème », indique Victor Boudreau.

Victor Boudreau
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Le ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Victor Boudreau

Photo : ICI Radio-Canada

Le ministre Boudreau évalue toujours la possibilité d'offrir plus de services, mais il précise que l'avortement ne sera jamais offert dans l'ensemble de la province.

« Que ce soit l'avortement ou toute autre procédure médicale, des gens doivent voyager parfois au Nouveau-Brunswick. Nous ne pouvons pas avoir tous les services dans tous les hôpitaux dans tous les coins de la province », explique Victor Boudreau.

Le Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick souhaite que la réflexion sur un meilleur accès à l'avortement soit centrée sur la santé des femmes et non sur des décisions politiques.

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