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Daniel Provost : le devoir de sauter sur la glace

Daniel Provost, président du club Cassiopée de Sherbrooke

Daniel Provost, président du club Cassiopée de Sherbrooke

Photo : ICI Estrie/Carl Marchand

Radio-Canada

L'aréna Yvan-Dugré de Sherbrooke est devenu une deuxième maison pour Daniel Provost. Quand on lui demande ce qu'il y apprécie le plus, il délaisse la patinoire des yeux et nous emmène vers un petit local d'entreposage.

Un portrait de Carl MarchandTwitterCourriel

Quand la porte s'ouvre, on y retrouve une petite caverne d'Ali Baba, où toute la nourriture non périssable de l'équipe de patinage synchronisée Cassiopée est entreposée.

« On sait que dans les arénas c'est souvent de la poutine et des frites. On veut que nos patineuses s'alimentent bien, alors, on leur prépare des repas santé », explique le président du club Cassiopée de Sherbrooke. Avant chaque compétition à l'extérieur, Nathalie, sa conjointe, coordonne la préparation des lunchs. De quoi nourrir une armée de 100 personnes à travers les six équipes du club.

C'est là sa signature. Daniel Provost ne laisse rien au hasard. Sa devise : planifier, mesurer et évaluer. Un esprit cartésien hérité de son travail chez Waterville TG, où il aide à améliorer les systèmes de gestion.

« J'essaie de le faire aussi dans mes loisirs. Quand tout est bien planifié, les choses se passent mieux et ça donne envie aux gens de s'impliquer », explique-t-il.

Daniel ProvostAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Internet, une télévision, un frigo et de l'espace pour apprendre les chorégraphies : le local du Club Cassiopée est un petit coin de paradis pour Daniel Provost.

Photo : ICI Estrie/Carl Marchand

Le repère tranquille

Un autre local de l'aréna abrite le quartier général du club Cassiopée. Une salle plutôt exiguë, mais assez grande pour permettre aux administrateurs d'y tenir leurs réunions. Les patineuses peuvent y apprendre leurs chorégraphies de patin artistique.

C'est également le centre d'écoute vidéo. Compétition féroce oblige, les équipes victorieuses se filment pour s'analyser et s'améliorer. La stratégie est payante : en février 2016, l'équipe de catégorie Intermédiaire de Cassiopée s'est classée 1ere au Canada lors d'une compétition à Waterloo en Ontario. Une première.

Une équipe de patinage synchronisé du club Cassiopée de SherbrookeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une équipe de patinage synchronisé du club Cassiopée de Sherbrooke

Photo : Courtoisie, club Cassiopée

« On a même un écran que les entraîneurs utilisent sur le banc pendant les entraînements. On peut corriger les mouvements quand c'est plus difficile. »

Joueur de hockey depuis toujours et d'aussi longtemps qu'il se rappelle, Daniel Provost a toujours erré dans les arénas. Après son passage dans la formation du Collège Champlain, il devient entraîneur au niveau junior. Des fonctions qu'il assumera 18 ans.

J'ai eu la chance de jouer à des niveaux compétitifs et avoir de bons entraîneurs. J'ai aimé mon expérience comme joueur. C'est pour ça que j'organise encore le tournoi chaque année.

Daniel Provost

Lors de ses premières années derrière le banc, Daniel Provost est souvent confronté au manque d'argent. Certains de ses joueurs ne peuvent prendre la route faute de moyens. Il se rappelle même, sourire en coin, une élimination hâtive en deux matchs dans un tournoi, avant même les cérémonies d'ouverture.

« Quand il te manque 5 joueurs dans une équipe de 15, ça commence à paraître. Personne ne prend part à un sport pour perdre. »

C'est là qu'il fonde le Tournoi provincial Midget Junior de Fleurimont pour amasser des fonds. Aujourd'hui, l'événement refuse 200 équipes chaque année.

Le Trophée Jean Arel

Daniel Provost, c'est aussi l'homme derrière la création du Trophée Jean Arel, hommage remis chaque année à une personnalité sportive qui s'est démarquée en Estrie. Parmi ses récipiendaires, on compte notamment les hommes de hockey Stéphane Waite, Jocelyn Thibault et Sara Vaillancourt, médaillée des Jeux olympiques de Turin et Vancouver en hockey féminin.

« On voulait donner un prix à quelqu'un de la région qui s'est distingué et qui a redonné à la région. »

Le Trophée Jean Arel, sous le regard attentif de Jean ArelAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Trophée Jean Arel, sous le regard attentif de Jean Arel

Photo : Courtoisie, Daniel Provost

Des années et des années dans le monde du hockey, sans jamais y avoir eu d'enfants qui y jouaient, ajoute-t-il. 

La vie lui a tout de même trouvé une raison de rester près de la patinoire. Ses deux filles, Alycia, 16 ans, et Tamara, 18 ans, ont elles aussi chaussé les patins, mais pour le patinage synchronisé au sein du club Cassiopée. Si bien qu'il s'engage dans l'aventure depuis huit ans.

Daniel Provost, regarde les alignements des différentes formations du club Cassiopée de SherbrookeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Daniel Provost, regarde les alignements des différentes formation du club Cassiopée de Sherbrooke

Photo : ICI Estrie/Carl Marchand

Je pense que lorsqu'on aime ce qu'on fait, que ce soit un travail ou un loisir, tu ne comptes pas les heures.

Daniel Provost

Chaque semaine, Daniel Provost consacre de 15 à 20 heures au club, et ce, presque toute l'année. Dîners hot-dogs, soupers spaghettis et autres activités de financement se déroulent toute l'année. Beaucoup de travail, mais c'est un loisir comme un autre, dit-il. Puis, le titre de gérant d'estrade, très peu pour lui.

« Je ne suis pas du style à critiquer sans me mettre du côté de ceux qui organisent. Je me dis toujours que les bénévoles font ça pour les bonnes raisons, même si certaines décisions peuvent parfois déplaire. »

Bref, sauter sur la glace, dit-il, c'est une responsabilité.

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