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Enquête du coroner à Thunder Bay : manque de financement

Le corps de 3 jeunes autochtones a été repêché dans la rivière McIntyre à Thunder Bay. Leur mort ainsi que celle de 4 autres jeunes venus étudier dans la ville a fait l'objet d'une longue enquête du coroner.
Le corps de 3 jeunes autochtones a été repêché dans la rivière McIntyre à Thunder Bay. Leur mort ainsi que celle de 4 autres jeunes venus étudier dans la ville a fait l'objet d'une longue enquête du coroner. Photo: ICI Radio-Canada/Martine Laberge
Radio-Canada

L'enquête du coroner sur la mort de sept jeunes autochtones se poursuit aujourd'hui.

Les jeunes provenant de Premières Nations isolées ont perdu la vie dans diverses circonstances, parfois brutales, entre 2000 et 2011.

Ce matin, l'avocate du Centre d'apprentissage de Matawa, Mary-Catherine Chambers a indiqué que la cause du décès pour les sept jeunes devrait être considérée comme indéterminée.

L'un des sept jeunes décédés, Jordan Wabasse, étudiait au Centre d'apprentissage de Matawa, situé à Thunder bay.

Mary-Catherine Chambers dénonce le manque de chauffage, d'eau potable et d'installations sanitaires dans les écoles des Premières Nations.

« Lorsqu'il n'y a pas suffisamment de financement pour répondre aux besoins des étudiants, il faut combler ces lacunes et assurer ce financement », a-t-elle dit au jury.

Nous devons atteindre l'égalité et l'équité lorsque l'on finance l'éducation.

Mary-Catherine Chambers, avocate du Centre d'apprentissage de Matawa

Selon elle, le financement par étudiant devrait passer de 8000 $ à 27 000 $, pour atteindre le même niveau que celui dans les écoles catholiques francophones.

Elle souhaite aussi que l'allocation fournie aux étudiants soit augmentée immédiatement, notamment pour leur permettre de rendre visite à leur famille.

Étudier chez soi

De son côté, l'avocat des Premières Nations Keewaytinook Okimakamak, Derek Noyes, croit que les jeunes des Premières Nations devraient pouvoir étudier dans leur communauté.

Dans l'alternative, les parents devraient être en mesure de déménager avec leurs enfants à Thunder Bay sans compromettre leur allocation d'étude.

En après-midi, l'avocate de la nation Nishnawbe Aski Nation, Meaghan Daniel a elle aussi parlé de la nécessité d'offrir une éducation aux jeunes dans leur communauté.

« Les parents doivent choisir entre l'éducation et la sécurité de leurs enfants », a-t-elle déploré devant le jury.

Cette ville (Thunder Bay) n'est pas sécuritaire pour les jeunes autochtones.

Meaghan Daniel, avocate de la nation Nishnawbe Aski Nation

Près de 200 personnes ont témoigné depuis octobre 2015 dans le cadre de cette enquête historique.

Les cinq membres du jury devraient rendre leurs recommandations en juin.

Nord de l'Ontario

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