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Manque de services francophones en santé mentale en N.-É.

Un psychologue et sa patiente.

Un psychologue et sa patiente.

Radio-Canada

Les problèmes de santé mentale touchent un Canadien sur cinq. Les francophones ne sont pas à l'abri, et pourtant, en Nouvelle-Écosse, ils n'ont pas accès aux services dans leur langue, en commençant par l'accès aux psychologues.

Un texte de Rebecca MartelTwitterCourriel

La province compte quelques psychologues bilingues dans la région de la capitale, mais sans plus. 

« Dans le privé, dans la région centrale, je crois qu'il y en a que quatre qui s'identifient en tant que bilingue », affirme l'ancienne agente de projet en santé mentale pour le Réseau Santé Nouvelle-Écosse, Sabrina Jouviaux Romano.

Dans les communautés plus isolées, où il y a des régions acadiennes, les services n'existent pas, ni en français ni en anglais.

« Parce qu'il y a moins de services et parce qu'il y a des communautés comme Chéticamp, où il n'y a pas d'hôpital, on ne parle pas de la santé mentale donc nous, on va dans ces communautés pour parler de santé mentale », explique-t-elle.

Le Réseau Santé Nouvelle-Écosse offre des formations pour démystifier et combattre les tabous entourant les troubles mentaux.

Guide santé mentale et dépendance

Un guide a également été lancé pour mieux outiller les francophones. 

Guide santé mentale et dépendance de l'organisme Réseau Santé Nouvelle-Écosse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Guide santé mentale et dépendance de l'organisme Réseau Santé Nouvelle-Écosse.

Photo : ICI Radio-Canada

« On s'est dit que ça nous prendrait un guide pour en parler en français et ça n'existait même pas en anglais, donc on a créé ce guide de A à Z », mentionne Jeanne-François Caillaud, directrice générale du Réseau Santé Nouvelle-Écosse.

On y trouve la description des maladies les plus fréquentes et leurs symptômes. Le guide est divisé par tranche d'âge pour venir en aide aux plus jeunes comme aux plus vieux et il regroupe tous les services offerts par régions, la plupart en anglais seulement.

Le guide peut être téléchargé ou consulté en ligne sur le site Internet de l'organisme. Les gens peuvent également commander la version papier.

Manque de ressources pour les élèves francophones

Le système scolaire souffre aussi du manque de service en français. Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a du mal à offrir les mêmes services fournis par le ministère de la Santé aux écoles anglophones.

Le CSAP a d'ailleurs deux postes de psychologues scolaires à combler, un à chaque extrémité de la province.

« Pour la région de Sydney et Chéticamp, on n'a pas les services de cliniciens de services de Santé mentale en français, on n'est pas capable de recruter personne », souligne François Rouleau, directeur régional pour la région Nord-Est.

Le conseil scolaire offre un service de dépistage en anglais, mais comme le service est offert à forfait, c'est l'élève dans le besoin qui en paie le prix.

« On ne peut pas nécessairement assurer le même suivi que si ce sont nos employés, parce que nos employés vont faire des suivis ponctuels durant l'année », explique le directeur.

Malgré les bourses d'études offertes et le recrutement actif dans des écoles au Québec et au Nouveau-Brunswick, le besoin est toujours là.

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