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Répondre au fléau des surdoses en interdisant les machines à comprimés

Une machine à fabriquer des comprimés saisie par la Gendarmerie royale du Canada.

Une machine à fabriquer des comprimés saisie par la Gendarmerie royale du Canada.

Photo : GRC

Radio-Canada

Des policiers de la Colombie-Britannique réfléchissent à la réglementation sur les machines servant à fabriquer des comprimés, tandis que la province est en état d'urgence sanitaire à cause de l'augmentation des surdoses mortelles ces dernières années.

Discrètement fabriquées dans la résidence d'un homme de 28 ans, plus de 1000 pilules de fentanyl ont été saisies à Abbotsford la semaine dernière. C'est contre ce genre de laboratoires artisanaux que la police locale veut se battre.

« Les machines à comprimés sont une vraie source d'inquiétude pour la police, particulièrement ces derniers temps avec la prolifération de fausses pilules d'oxycontin, du fentanyl, ou encore du W18 », commente Ian MacDonald, porte-parole de la police d'Abbotsford, qui collabore avec Santé Canada pour instaurer un cadre légal autour de ces machines.

Les machines à comprimés encouragent, selon lui, la fabrication de drogues artisanales. Il est pourtant tout à fait légal de s'en procurer au Canada.

Dans un courriel envoyé à Radio-Canada, Santé Canada précise toutefois que la police peut saisir une machine à comprimés utilisée à des fins illégales.

L'Alberta, chef de file 

L'Alberta affiche une longueur d'avance en la matière. La province est sur le point d'adopter un projet de loi privé qui limite l'usage de ces machines, une première au pays.

Détails de la loi albertaine : 

  • une personne coupable de possession illégale d'une machine à comprimés sera passible d'une amende de 50 000 $ pour une première offense;
  • en cas de deuxième offense, l'amende passe à 125 000 $ et 6 mois de prison;
  • les récidivistes feront face, en cas de troisième offense, à une amende de 375 000 $ et 1 an de prison.

Les députés albertains espèrent que ce texte encouragera Ottawa à adopter des mesures similaires.

Entre le 1er janvier et le 30 avril, 250 personnes sont mortes par surdose en Colombie-Britannique, dont la moitié à cause du fentanyl. C'est 88 % de plus qu'en 2015, à la même période.

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