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L'Abitibi-Témiscamingue, destination numéro un des pêcheurs de dorés québécois

Un pêcheur vient de capturer un petit doré

Un pêcheur vient de capturer un petit doré

Photo : Butch McCartney - La Presse canadienne

Radio-Canada

Les amateurs de pêche sont nombreux à prendre d'assaut les plans d'eau de la région cette fin de semaine à l'occasion de l'ouverture de la pêche. Cette industrie est lucrative pour une région comme l'Abitibi-Témiscamingue, qui attire chaque année 22 % de l'ensemble des pêcheurs de dorés de la province, soit plus d'un sur cinq, ce qui en fait la destination numéro un des pêcheurs de dorés québécois.

Pour la consultante en pourvoirie et en motoneige de l'Association touristique régionale, ces données issues d'une enquête menée en 2012 pour le compte du ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs placent la région en tête pour l'accueil de pêcheurs non-résidents.

Hébergement, repas, forfaits

Ghislaine Dessurault évalue les retombées économiques annuelles de la pêche à 84,5 millions de dollars, ce qui peut notamment inclure les séjours en pourvoirie, les repas ou encore les forfaits avec guide.

« Ils sont nombreux à venir chez nous pour taquiner le doré, fait-elle valoir. On dit que ceux qui viennent de l'extérieur en général, c'est ou trois jours ou une semaine. On estime à environ 1 242 694 [le nombre de] jours pêche pratiqués par des non-résidents de l'Ontario et des États-Unis en Abitibi-Témiscamingue [chaque année]. »

Une manne pour les détaillants

À la boutique d'articles de plein air Pro Nature de Rouyn-Noranda, l'engouement pour ce sport se fait sentir depuis quelques semaines déjà. La directrice Nancy Dupuis estime que ceux qui taquinent le poisson constituent la deuxième clientèle la plus lucrative après les chasseurs.

« La semaine avant la pêche, bien des gens sont venus pour acheter leur permis de pêche et acheter les petites choses qu'il manquait, renouveler leur canne à pêche ou les leurre [selon] ce dont ils ont besoin, illustre Mme Dupuis. C'est sûr que ça fait une différence. Après la chasse, oui, je dirais que le temps de la pêche c'est une bonne saison pour nous. »

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Photo : ICI Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

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